NEW YORK - Le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL), Ghislain Picard, dresse un bilan très positif de sa présence aux travaux de la 7e session de l'Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones, à New York.
M.Picard croit qu'en multipliant leurs interventions, les Autochtones ont été en mesure de donner l'heure juste sur la situation des Premières Nations au Canada.
A son avis, le gouvernement canadien n'a plus aucune crédibilité à cet égard sur la scène internationale. Il est manifeste, selon lui, qu'après 500 ans, le colonialisme est toujours bien vivant au Canada et il dénonce le refus du gouvernement canadien d'appuyer la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.
Les chefs ont profité de leur présence aux Nations Unies pour critiquer aussi les dispositions de la Loi sur les Indiens. Ils ont dénoncé l'attitude du gouvernement québécois, particulièrement à l'égard de la gestion des terres et des ressources naturelles, qui s'effectue sans tenir compte des droits ancestraux des Premières Nations, à leur avis.
Selon Ghislain Picard, l'un des moments forts de la semaine a été la diffusion du documentaire "Le peuple invisible", produit et distribué par l'Office national du film (ONF). Le cinéaste Richard Desjardins était sur place et a répondu aux questions de l'auditoire.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne