OTTAWA - Une équipe canadienne de reconnaissance a été dépêchée en Haïti, mercredi, pour déterminer si l'Equipe d'intervention en cas de catastrophe pourrait y être utile dans les efforts de reconstruction après le passage dans ce pays de quatre ouragans en un mois.
Les quatre ouragans ont provoqué en Haïti des inondations majeures qui ont causé la mort de centaines de personnes et en ont laissé des dizaines de milliers d'autres sans toit et en manque de nourriture.
Créée en 1996, l'Equipe d'intervention en cas de catastrophe est composée de 200 militaires, dont des médecins et des ingénieurs. Elle compte notamment une quarantaine de personnes capables d'administrer une clinique externe d'une capacité de 200 à 250 patients.
L'équipe d'ingénieurs peut assurer un approvisionnement en eau potable en sac ou en vrac, et dispose d'équipements lourds pour la construction de routes, de ponts et d'autres infrastructures.
L'Equipe d'intervention en cas de catastrophe est également composée d'experts en logistique, de spécialistes en communication ainsi que d'un petit détachement de sécurité.
Depuis sa création, l'Equipe a notamment été dépêchée au Honduras, en Turquie et au Sri Lanka.
Les Nations unies ont lancé un appel pour près de 108 millions $ mercredi pour répondre aux besoins humanitaires de 800 000 personnes en Haïti, soit environ 10 pour cent de la population totale du pays.
Cette somme doit être utilisée par plusieurs agences des Nations unies, des organisations non-gouvernementales, le gouvernement d'Haïti, la Croix-Rouge Internationale et le mouvement du Croissant-Rouge.
L'ouragan Ike est le plus récent à avoir frappé Haïti, après les passages en moins d'une semaine de Gustav et Hanna. Le pays se remettait seulement des fortes pluies provoquées par le passage de l'ouragan Fay en août.
Avant même le passage des ouragans, les prix des denrées en Haïti avaient grimpé de 40 pour cent depuis le début de l'année et un peu plus de la moitié de la population vit avec moins d'un dollar par jour.
Le porte-parole des Nations unies, John Holmes, a soutenu que l'aide d'urgence et de reconstruction réclamée était particulièrement cruciale étant donné que "l'impact économique à long terme risque aussi d'être très grave".
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