MONTREAL - La Commission des droits de la personne se prononce contre la récitation d'une prière en début d'assemblée du conseil municipal de la Ville de Saguenay.
La Commission juge que cette récitation contrevient à l'obligation de neutralité des pouvoirs publics et porte même atteinte, de façon discriminatoire, à la liberté de conscience et de religion.
La Commission souligne qu'il y a une jurisprudence claire du Tribunal des droits de la personne dans le dossier de Ville de Laval. Elle juge donc qu'il n'est pas dans l'intérêt public de porter ce nouveau dossier devant le tribunal.
Les plaignants, qui sont deux citoyens, pourraient faire cette démarche s'ils le souhaitent.
La Commissions des droits de la personnes estime que les associations de municipalités devraient s'occuper du problème pour éviter qu'il continue de faire l'objet de plaintes.
Quant au maire de Saguenay, Jean Tremblay, il a l'intention de maintenir la prière. Selon lui, la décision de la commission n'est qu'un point de vue. Il estime qu'elle n'est qu'une recommandation.
Il ajoute que s'il reçoit l'ordre de cesser, il le fera à ce moment-là.
Le maire Tremblay soutient qu'il s'agit d'une prière "qui s'adresse à toutes les religions", qui dure 30 secondes, une fois par mois.
Pour lui, il s'agit d'une question de respect.
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