MONTREAL - La Fédération étudiante universitaire du Québec dénonce le dégel des droits de scolarité exigés des étudiants internationaux dans certaines disciplines, y voyant notamment un risque de disparité entre les universités.
En conférence de presse jeudi, le président de la FEUQ, David Paradis, a déploré cette mesure, qu'il juge discriminatoire et totalement improvisée, puisqu'elle survient alors même que la session universitaire a commencé.
Le quotidien Le Devoir indiquait, dans son édition de jeudi, que le gouvernement Charest allait adopter un règlement déplafonnant les droits de scolarité pour les étudiants internationaux inscrits en médecine, en génie, en informatique, en administration, en droit, ainsi qu'en mathématiques et sciences pures.
M. Paradis craint que cela ne favorise les universités anglophones du Québec, qui reçoivent davantage d'étudiants étrangers, comme McGill qui se retrouvera ainsi avec plus d'argent que les universités francophones.
Il déplore aussi l'effet pervers que cela aura pour les universités implantées dans les régions du Québec, qui reçoivent moins d'étudiants étrangers et qui toucheront donc moins d'argent.
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