OTTAWA - La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a accueilli favorablement le rapport final de la Commission des plaintes du public concernant l'utilisation des pistolets à décharge électrique Taser.
La GRC a affirmé mercredi qu'elle prévoit donner suite aux recommandations "dès que possible" afin de fournir une orientation plus claire à ses agents et restreindre les situations où pourront être utilisées les armes de 50 000 volts.
Cette déclaration est survenue après que le président de la Commission des plaintes du public contre la Gendarmerie royale du Canada, Paul Kennedy, eut recommandé que l'utilisation du Taser soit réservée aux sujets agressifs ou qui posent des risques réels de blessures. Il a aussi demandé que le Taser ne soit utilisé que par des policiers d'expérience.
"Nous sommes d'accord avec M. Kennedy relativement au fait que la GRC doit donner des instructions claires à ses membres quant à la façon appropriée d'utiliser une arme à impulsions dans un contexte opérationnel et rendre des comptes sur l'utilisation d'une telle arme", a déclaré le corps policier, soulignant qu'il avait déjà commencé à mettre en oeuvre un grand nombre de mesures allant dans le sens des recommandations de M. Kennedy.
Le président de la commission a également recommandé que les policiers assurent un suivi médical rapide aux personnes qu'ils maîtrisent au moyen du Taser. Il estime aussi que la GRC a failli à la tâche en ne documentant pas de façon exhaustive l'utilisation de cette arme.
M. Kennedy n'a toutefois pas été jusqu'à imposer un moratoire, admettant que l'utilisation du Taser demeure moins dangereuse que celle d'une arme conventionnelle.
"Personne ne demande à la police de n'utiliser aucune arme", a-t-il soutenu.
C'est le ministre fédéral de la Sécurité publique, Stockwell Day, qui, en novembre dernier, avait donné à M. Kennedy le mandat d'étudier l'utilisation que la GRC fait du Taser.
Cette démarche faisait suite au décès, en octobte, d'un immigrant polonais, Robert Dziekanski, qui avait subi quelque décharges électriques lors d'une intervention d'agents de la GRC, à l'Aéroport de Vancouver.
Dans un communiqué émis mercredi, M. Day a affirmé que "le gouvernement accepte, en principe, le rapport et les recommandations qui y sont formulées, y compris la principale recommandation qui vise à limiter davantage l'utilisation d'une telle arme".
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