Le batiment de BCE Inc. à Montréal jeudi, le 22 mai 2008. THE CANADIAN PRESS/Ryan Remiorz
MONTREAL - Bell Canada, filiale du géant des télécommunications BCE (TSX:BCE), a annoncé lundi le départ de 2500 membres de son personnel de direction dans le cadre d'un réalignement organisationnel visant à accroître son rendement, réduire ses coûts et devenir plus concurrentielle.
"Sur le plan nord-américain, je suis confiant que cela nous permet de nous retrouver parmi les premiers de classe en ce qui a trait à la gestion", a déclaré le nouveau chef de la direction de Bell Canada, George Cope, lors d'un entretien accordé à La Presse Canadienne.
A la suite de plusieurs mois de préparation, la plus importante entreprise de télécommunications au pays fait ainsi passer le nombre de ses paliers de direction de onze à un maximum de huit.
"Cela va au-delà de l'argent, a affirmé M. Cope. Il s'agit de nous assurer que nos décisions soient prises plus rapidement, que notre rythme augmente au sein de l'environnement concurrentiel dans lequel nous évoluons, et que la direction soit plus proche du client que nous l'étions hier."
Ces changements, qui représentent environ six pour cent de l'effectif total de Bell, comprennent la réduction de 30 pour cent de la taille de l'équipe de haute direction annoncée le 11 juillet.
Ensemble, ces changements ainsi que les autres réductions qui ont eu lieu plus tôt cette année devraient donner lieu à des économies annuelles de quelque 300 millions $.
Cette cure d'amaigrissement au sein de BCE survient alors que l'entreprise travaille à la conclusion de la transaction qui officialisera sa vente - d'ici la fin de l'année - à un groupe d'investisseurs dirigé par le Régime de retraite des enseignantes et des enseignants de l'Ontario (Teachers) en échange de 52 milliards $, incluant la dette.
En procédant à l'annonce des mises à pied de cadres, lundi, BCE a précisé que les postes non cadres de première ligne n'étaient pas touchés par ce réalignement.
Le nombre des mises à pied est légèrement plus important que celui de 2000 qui était attendu, mais la mesure a été favorablement accueillie tant par les analystes que par les observateurs de l'industrie.
Troy Crandall, de la firme de courtage MacDougall, MacDougall & MacTier, a affirmé que la plus importante entreprise canadienne de télécommunications se devait d'alléger sa structure bureaucratique afin de devenir plus efficace et flexible.
A la Bourse de Toronto, lundi, le cours des actions de BCE a terminé la journée à 38,95 $, en hausse de cinq cents ou 0,13 pour cent par rapport au taux de clôture précédent.
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