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Crise alimentaire: Québec veut qu'Ottawa s'active à l'international

Presse CanadienneArticle mis en ligne le 25 avril 2008 à 0:00
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MONTREAL - Québec presse le gouvernement fédéral de s'activer sur la scène internationale afin de trouver des solutions à la crise alimentaire qui fait actuellement des ravages dans plusieurs pays en développement.
"On va demander au gouvernement canadien quelle est sa position stratégique à l'international là-dessus", a déclaré le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, Laurent Lessard, lors de son passage au Salon international de l'alimentation de Montréal (SIAL), vendredi.
Le ministre a laissé entendre que la crise actuelle, causée par l'explosion du prix des denrées de base comme le blé et le riz, avait été accentuée par les accords de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Ceux-ci permettent notamment aux pays de protéger leurs agriculteurs en leur versant des subventions et en imposant des tarifs douaniers qui limitent les importations.
Les Etats-Unis et l'Union européenne recourent abondamment à ces mesures, ce que dénoncent les pays en développement et le Canada. Les négociations visant à réformer les accords de l'OMC au bénéfice des pays pauvres se déroulent depuis plusieurs années et n'ont toujours pas débouché.
"On doit (s'attaquer à) la problématique plutôt que de simplement donner des sous à l'international pour faire manger le monde, a lancé M. Lessard. Il faut se questionner, mais aussi agir."
Le ministre tentera de faire inscrire le sujet à l'ordre du jour de la rencontre fédérale-provinciale des ministres de l'Agriculture, qui se tiendra à Québec au début juillet.
Même si la flambée des prix des denrées a eu peu d'impact au Canada jusqu'ici, sauf peut-être sur les produits de boulangerie, Laurent Lessard se dit "préoccupé" par la situation.
"Toute hausse de prix se traduit par une diminution du pouvoir d'achat", a-t-il relevé.
La semaine dernière, la ministre fédérale de la Coopération internationale, Bev Oda, a indiqué qu'elle se donnait jusqu'au 1er mai - la date-butoir fixée par les Nations unies - pour décider de hausser ou non la contribution du Canada au Programme alimentaire mondial.
Aide à l'exportation
Le ministre Lessard a par ailleurs annoncé, vendredi, un investissement de 5 millions $ sur cinq ans pour aider les producteurs alimentaires québécois à accroître leurs exportations.
"Quand on se promène à l'étranger, il faut être capable de prendre notre place (sur les tablettes) et aujourd'hui, on va mettre la table", a-t-il affirmé en conférence de presse.
La somme servira notamment à créer une nouvelle "image de marque" pour les produits québécois commercialisés sur le marché américain. Dans certains cas, le Québec sera mis de l'avant tandis que dans d'autres cas, ce sera le Canada.
Sur les marchés internationaux, on misera particulièrement sur le cidre de glace, un produit unique au monde dont on pourrait mettre en valeur l'origine québécoise.
Laurent Lessard a fait remarquer que les exportateurs québécois devaient s'adapter aux marchés qu'ils veulent conquérir. Les producteurs de sirop d'érable ont ainsi appris qu'il valait mieux trouver un autre contenant que la boîte métallique pour connaître du succès en Europe et au Japon, a illustré le ministre.
L'aide financière dévoilée vendredi permettra aussi de mettre en place une "veille" afin de déceler les tendances mondiales, les occasions d'affaires et les pratiques prometteuses, puis de les communiquer aux transformateurs alimentaires.
"On érige des ponts là où des fossés se sont creusés", a expliqué M. Lessard.
Entre 2002 et 2007, les exportations alimentaires québécoises ont crû de près de 15 pour cent. Elles se sont élevées à 4,1 milliards $ en 2007, une hausse de 8 pour cent par rapport à l'année précédente.
En 2007, 58,3 pour cent des exportations alimentaires québécoises sont allées aux Etats-Unis, une baisse de 15,2 points de pourcentage en cinq ans. Le Québec subit la concurrence de la Chine, du Mexique, du Brésil, du Chili et d'autres pays émergents.
Les marchés en croissance notable pour le Québec sont le Japon, la Russie, l'Iran et la Corée du Sud, mais génèrent relativement peu de revenus.
La montée du dollar canadien, au cours de la dernière année, nuit aux exportations, a convenu le ministre Lessard. Il a toutefois invité les entreprises québécoises à s'intéresser à l'Union européenne, dont la devise dominante, l'euro, s'est appréciée encore davantage que le huard.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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