MONTREAL - La politique internationale du Québec mise en place il y a deux ans a permis de réaliser des percées significatives et durables sur la scène internationale, a soutenu la ministre des Relations internationales et ministre responsable de la Francophonie, Monique Gagnon-Tremblay, jeudi, devant des membres du Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM).
Mme Gagnon-Tremblay s'est dite particulièrement fière de ce que le rôle international du Québec ait été formellement reconnu par le gouvernement fédéral qui l'a enchâssé dans l'accord Québec-Canada relatif à l'Unesco.
Aux yeux de la ministre, "cette reconnaissance explicite et écrite constitue une avancée sans précédent", a-t-elle dit à son auditoire.
"De pouvoir prendre position en matière d'environnement et de changements climatiques dans ses interventions auprès de l'Unesco place le Québec à l'avant-garde en tant qu'Etat fédéré", a soutenu la ministre.
"C'est également le cas quand le Québec ouvre des bureaux sur les marchés émergents, pour une première fois en Inde et au Brésil, et quand il prend le leadership d'une nouvelle union économique entre le Canada et l'Union européenne", a-t-elle poursuivi.
"Jamais le réseau des bureaux et délégations du Québec n'avait connu une telle expansion au cours des 15 dernières années", a-t-elle renchéri.
Au chapitre des nouvelles percées, la ministre Gagnon-Tremblay a mis en lumière une réalisation peut-être moins connue que les précédentes. Le Québec a organisé une rencontre, une première, entre les représentants du procureur général du Québec et leurs homologues des Etats américains limitrophes qui a finalement permis de structurer la collaboration et la coopération entre procureurs américains et québécois sur les questions de criminalité transfrontalière. L'initiative a été remarquée au point où, du côté américain, on souhaite reproduire le modèle tout au long de la frontière canado-américaine.
La ministre s'est attribuée, en outre, le mérite d'avoir, par des représentations auprès du Congrès américain, de l'administration américaine, des gouverneurs et législateurs, fait accepter le principe d'un permis de conduite amélioré, comme alternative au passeport, dont l'émission est prévue pour la fin de l'année.
A l'issue de l'allocution de Mme Gagnon-Tremblay, Paul-André Comeau, directeur du Laboratoire d'étude sur les politiques publiques et la mondialisation, de l'Ecole nationale de l'administration publique, a dit avoir été particulièrement intéressé par la portion du discours démontrant comment le Québec avait réussi "à faire valoir son action dans le domaine de la sécurité".
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne