OTTAWA - L'avocat de l'ancien commissaire fédéral à la vie privée George Radwanski conteste les accusations criminelles qui pèsent contre son client.
Radwanski a quitté son poste en 2003. Trois ans plus tard, il a été accusé de fraude et d'abus de confiance relativement à une avance de voyage de 15 000 $. Son ancien chef de cabinet, Arthur Lamarche, fait face à des accusations similaires.
Les deux hommes ont enregistré des plaidoyers de non-culpabilité, et leur procès devrait débuter cet automne. Toutefois, l'avocat de Radwanski, Michael Crystal, a demandé à la Cour supérieure de l'Ontario de mettre fin aux procédures contre son client.
Radwanski devrait témoigner en personne, la semaine prochaine, lors d'une audience préliminaire.
Me Crystal affirme que la vérificatrice générale du Canada, Sheila Fraser, qui a été la première à soulever de possibles irrégularités au commissariat, a fait fi des règles en ne fournissant pas à Radwanski l'occasion de se défendre.
Une requête distincte demande au tribunal de mettre de côté les preuves recueillies par la Gendarmerie royale du Canada, faisant valoir que la GRC a enfreint les droits constitutionnels de Radwanski en perquisitionnant sans mandat dans son bureau.
La GRC explique avoir procédé de cette manière parce qu'elle avait reçu l'autorisation de Robert Marleau, qui a agit comme commissaire par intérim pendant quelques mois après le départ de Radwanski. Me Crystal croit toutefois que M. Marleau n'avait pas le pouvoir de remettre des documents aux policiers.
Me Crystal estime que Radwanski a essentiellement été "pris au piège" par Mme Fraser et son personnel, qui lui ont demandé de répondre à leurs conclusions sans lui fournir accès à un avocat et sans lui remettre certains des documents en leur possession.
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