TORONTO - Un ancien officier de police qui prétendait qu'un réseau pédophile opérait en toute impunité dans l'est de l'Ontario pourrait être mis en cause dans le rapport final de l'enquête dont il est à l'origine.
D'après le dossier, Perry Dunlop aurait commis plusieurs erreurs et négligences pendant qu'il enquêtait lui-même sur l'affaire, dans les années 90. "Vous (Perry Dunlop) avez fourni des informations fausses ou inexactes sur les notes et les enregistrements de vos communications avec des témoins et des plaignants, et sur leur divulgation", peut-on lire dans le dossier.
La commission d'enquête reproche également à Perry Dunlop d'avoir mené ses investigations sans l'autorisation ni le concours de la police de Cornwall, en Ontario.
Pour Helen Dunlop, la femme de l'ancien policier, ces allégations ne sont qu'une tentative d'intimidation de la part d'un système judiciaire corrompu qui refuse à présent d'aider son mari.
Perry Dunlop purge actuellement une peine de prison de 6 mois à Ottawa pour avoir refusé de témoigner devant la cour de Cornwall.
Il affirme ne plus avoir confiance dans le système judiciaire et ajoute qu'il n'a pas la force d'affronter les questions des avocats.
Les audiences publiques prendront fin cet automne et le juge Normand Glaude devrait remettre son rapport final dans environ un an.
A l'issue de l'enquête de la police provinciale, 114 accusations ont été retenues contre 15 personnes, dont un médecin, un avocat et trois prêtres, mais un seul homme - un chauffeur d'autobus - a été accusé.
L'existence d'un réseau pédophile n'a pas été établie.
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