OTTAWA - L'âge requis pour consentir à des relations sexuelles sera haussé de deux ans, à compter de ce jeudi, alors qu'il passera à 16 ans.
Cette modification à la loi signifie que les adultes qui auront des relations sexuelles avec des garçons ou des filles de 14 et 15 ans pourraient faire face à des accusations criminelles.
Depuis 1892, l'âge requis pour consentir à des relations sexuelles au pays était de 14 ans.
La législation a été déposée par le gouvernement conservateur en partie afin de faire face au problème des prédateurs sexuels plus âgés sévissant sur Internet, à la recherche de jeunes victimes.
L'âge requis au Canada pour consentir à des relations sexuelles est maintenant le même que celui en vigueur dans d'autres pays, parmi lesquels la Grande-Bretagne et l'Australie, de même que dans la plupart des Etats américains.
Au moment de déposer son projet de loi modifiant l'âge légal, l'ancien ministre fédéral de la Justice, Vic Toews, avait expliqué que l'objectif visé par la législation n'était pas de criminaliser les relations sexuelles entre adolescents, mais de sévir contre les adultes s'en prenant à des jeunes.
Bien que tous les partis politiques à la Chambre des communes aient soutenu la législation et que les responsables de l'application de la loi l'aient accueillie à bras ouverts, plusieurs organisations de défense des droits des homosexuels ont fait part de leur mécontentement, estimant que la loi faisait fi des homosexuels.
Il est présentement illégal pour les Canadiens de moins de 18 ans d'avoir des relations anales, ce qui signifie que deux jeunes de 17 ans homosexuels ou bisexuels engagés dans des relations sexuelles de ce type pourraient se retrouver en prison. La nouvelle loi ne règle pas cette question.
D'autres organismes, comme Justice for Youth and Children, avancent que la législation, en cas d'incompréhension, pourrait faire croître parmi les adolescents les activités sexuelles clandestines.
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