OTTAWA - Une institution fédérale, la Banque de développement du Canada (BDC), est trop indulgente envers les entreprises boiteuses dans lesquelles elle investit, selon une étude.
La BDC devrait abandonner les investissements qui ne rapportent pas et se concentrer sur ses meilleurs coups, peut-on lire dans l'étude, commandée par le gouvernement conservateur après des années de piètres performances de la part de la Division du capital de risque de la Banque.
L'industrie canadienne du capital de risque, qui a à peine 20 ans, connaît des difficultés depuis l'éclatement de la bulle technologique en 2001. La BDC est ainsi devenue l'un des joueurs les plus importants et les plus actifs de l'industrie.
La Division du capital de risque a enregistré des pertes lors des six dernières années, au minimum. Le dernier rapport annuel de la BDC indique des investissements de 600 millions $ dans le secteur du capital de risque, dont 533 millions $ investis directement auprès des entreprises. La Division du capital de risque représente moins de 10 pour cent des affaires de la BDC.
Un représentant de la BDC, Jacques Simoneau, a dit qu'il acceptait les recommandations de l'étude, admettant que la Banque peut parfois se montrer un peu trop patiente.
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