QUEBEC - Les Québécois ont constaté que l'Action démocratique du Québec ne livre pas la marchandise, concluent les députés libéraux.
Ils expliquent ainsi la remontée significative du Parti libéral du Québec dans les intentions de vote, qui leur permet maintenant de rêver à la formation d'un gouvernement majoritaire.
Selon un sondage publié mercredi, le PLQ aurait récolté 38 pour cent des suffrages, contre 29 pour cent au Parti québécois et un maigre 17 pour cent à l'ADQ, si une élection avait été tenue la semaine dernière.
Le leader parlementaire Jean-Marc Fournier a réagi en affirmant que le gouvernement récoltait maintenant les fruits des bons gestes qu'il a posés en matière d'économie et de soutien aux familles.
Plusieurs de ses collègues ont toutefois reconnu que le gouvernement profite aussi de la chute des appuis à l'ADQ.
"On sent qu'il y a un glissement à l'ADQ. (...) Mario Dumont a eu beaucoup trop de positions superficielles", a commenté le président du caucus des députés libéraux, Yvon Vallières.
Le whip en chef du gouvernement, Norman MacMillan, a aussi évoqué les difficultés de l'opposition officielle.
"Quand tu joues au hockey, tu le vois quand ça va mal. Alors là, c'est réel, on le voit à tous les jours à l'Assemblée nationale", a expliqué M. MacMillan, ajoutant que Mario Dumont "change d'idées à tous les jours".
Le ministre des Ressources naturelles, Claude Béchard, a soutenu que les deux partis d'opposition n'ont pas proposé de solutions valables aux Québécois.
"Le Parti québécois tente de créer des crises (...) et c'est la même chose du côté de l'ADQ", a-t-il dit.
Pour sa part, la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, a écarté la thèse évoquée par ses adversaires, selon laquelle le gouvernement est plus populaire parce qu'il a cessé de gouverner. "Et bien, ça n'a pas l'air, parce que je suis très fatiguée", a-t-elle lancé.
Par rapport aux résultats de l'élection du 26 mars 2007, le PLQ obtiendrait 5 pour cent d'appuis supplémentaires, alors que le PQ récolterait un pour cent de plus.
L'ADQ souffre de son côté d'une baisse dramatique d'appuis de 31 pour cent à 17 pour cent seulement.
Ce serait nier la réalité de dire qu'il n'y a aucun problème", a reconnu le leader de l'opposition officielle, Sébastien Proulx.
Son chef, Mario Dumont, continue néanmoins de minimiser les mauvais sondages pour son parti. Il assure que lorsqu'il va sur le terrain, les électeurs lui envoient un tout autre message et que son parti est toujours porteur d'espoir.
"La dernière fois qu'on a eu des mauvais sondages, vous vous rappellerez que c'était le 24 mars (2007). Les sondages étaient terribles pour nous et deux jours après les gens sont allés voter. Quand on a fait le décompte des votes, le 26 mars 2007, finalement il y avait 41 députés de l'ADQ", a dit M. Dumont.
Le chef de l'ADQ était à Gatineau, mercredi, aux côtés du candidat de son parti à l'élection partielle du 12 mai prochain, Jean-Philippe Ruel.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne