LA ROCHELLE, France - Un temps menacée, la Transat Saint-Malo-Québec aura bel et bien lieu. Le départ de la course sera donc donné comme prévu le 20 juillet.
Le maire de Québec, Régis Labeaume, l'a assuré vendredi quelques minutes avant de quitter la ville de La Rochelle, où il a pris part cette semaine au lancement des fêtes françaises du 400e. Plusieurs échanges téléphoniques entre M. Labeaume et son homologue malouin, René Couanau, ont finalement permis de dissiper les inquiétudes.
"Saint-Malo, c'est réglé: il va y avoir une Transat. Il reste des choses à régler, mais il va y avoir suffisamment d'argent pour toutes les activités et les festivités de la Transat", a expliqué M. Labeaume.
La course de voiliers a failli être entraînée dans le naufrage d'un autre grand projet du 400e, celui du village autochtone qui devait être aménagé au centre-ville de Saint-Malo pendant l'été. Décrite comme une des manifestations phare des festivités de 2008, l'idée avait été lancée par la communauté de Mashteuiatsh, au Lac-Saint-Jean. Le projet a échoué faute de financement des gouvernements fédéral et québécois, ce qui a conduit la cité malouine à annuler, purement et simplement, les festivités du 400e.
Pendant ce temps, les négociations pour l'organisation de la Transat étaient en rade, la ville de Saint-Malo refusant, après l'échec du village autochtone, d'investir d'avantage (en l'occurrence 250 000 euros, soit 390 000 $) dans la course, comme le lui demandaient les organisateurs.
"Il y avait deux projets qui sont devenus un tout, a expliqué le maire Labeaume. Il faut comprendre: le gars (le maire Couanau) était en colère. Mais je me suis appliqué à bien faire comprendre que Mashteuiatsh, c'était une chose, et la Transat, autre chose."
L'élu québécois précise que ni la ville de Québec ni la société du 400e ne mettront la main à la poche pour cette opération de sauvetage. La France pourrait assumer les coûts supplémentaires.
"J'ai parlé à Jean-Pierre Raffarin (l'ancien premier ministre qui préside les fêtes françaises). Il sera à Québec la semaine prochaine. Il ne nous laissera pas tomber", a promis le maire Labeaume.
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