MONTREAL - L'homme accusé du meurtre de la policière Valérie Gignac a reconnu sa culpabilité.
François Pépin, 43 ans, a plaidé coupable à une accusation réduite de meurtre non prémédité, mercredi matin, au palais de justice de Montréal, devant la juge Sophie Bourque de la Cour supérieure. Ce plaidoyer survient alors que son procès devait s'ouvrir dans deux semaines pour une accusation de meurtre prémédité.
Le drame remonte au 14 décembre 2005, à Laval. La policière qui était âgée de 25 ans avait été tuée par balles devant la porte d'entrée de l'appartement de M.Pépin, alors qu'elle répondait à un appel d'urgence.
François Pépin avait tiré à travers la porte lorsque la victime et son partenaire, appelés sur les lieux par des voisins, ont frappé chez lui.
A la suite de longues négociations entre deux avocats d'expérience qui représentaient les deux parties, Louis Bouthillier pour la Couronne et Robert Lahaye pour la défense, ces derniers ont convenu que l'accusé devait plaider coupable à une accusation réduite de meurtre non prémédité compte tenu de ses nombreux antécédants psychiatriques,depuis l'âge de cinq ans, et de la nature des événements. On avait déjà établi chez lui des psychoses, troubles de la personnalité, troubles délirants de type paranoïde et autres diagnostics.
Compte tenu qu'il aurait pu être acquitté pour non-responsabilité criminelle, la Couronne a choisi la voie de la négociation.
Il est condamné automatiquement à la prison à vie, mais le tribunal devait décider du minimum de la peine à purger, soit entre 10 et 25 ans. La suggestion commune était une peine minimum de 12 ans, ce qu'a accepté la juge Bourque sur le banc.
Une condamnation de meurtre prémédité équivaut à la prison à vie, sans possibilité de libération conditionelle avant 25 ans.
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