St-Jérôme - Marc-André Laporte, propriétaire du "chenil de l'horreur" à Blainville, ne pourra pas reprendre l'élevage ou le commerce de chiens avant au moins trois ans.
Le juge Jean Sirois, de la Cour du Québec à St-Jérôme, a livré une sentence exemplaire à l'homme de 60 ans, qui avait été trouvé coupable de deux accusations de cruauté envers les animaux.
M.Laporte a été condamné à 2000 $ d'amende et à une probation de trois ans durant laquelle il devra effectuer 200 heures de travaux communautaires dans un délai de neuf mois, une peine assez rare, le maximum étant de 240 heures.
L'individu n'a pas le droit de communiquer avec les familles d'accueil auxquelles les chiens ont été confiés. Il lui est aussi interdit de faire l'élevage et le commerce de chiens durant les trois années de sa probation, soit le maximum disponible au tribunal.
Fait assez rare, le juge Sirois lui interdit également de posséder un chien comme simple animal de compagnie pour une durée de deux ans, encore là, le maximum prévu par la loi.
Le juge Sirois a indiqué que l'attitude de l'accusé au cours des représentations sur sentence en mars dernier lui avait fait changer d'idée, celui-ci ayant déclaré vouloir récupérer certains de ses meilleurs éléments reproducteurs.
Marc-André Laporte est toujours le propriétaire légitime de 18 chiens et avait demandé à la Cour de pouvoir récupérer six de ces chiens dans le but de relancer un élevage.
Le juge estime que cette tentative démontre que l'accusé n'a rien compris et n'a aucune conscience des gestes qu'il a posés et aucune considération pour ses animaux et pour les gens qui s'en sont occupés depuis la perquisition de novembre 2005.
Le magistrat a aussi décidé de confisquer tous les animaux appartenant à Marc-André Laporte, incluant les 18 chiens appartenant à l'accusé.
Lors de la perquisition, 97 chiens avaient été découverts chez lui à Blainville, des fox terriers pour la plupart, dans un état lamentable, entassés dans son bungalow. Une vingtaine d'entre eux avaient dû être euthanasiés sur le champ en raison de leur état. 57 avaient été confiés à la SPCA mais Laporte avait refusé de se départir de 18 d'entre eux, qu'il destinait à la reproduction et qui avaient été placés en famille d'accueil.
M.Laporte a déjà porté les verdicts de culpabilité en appel et songe à en faire de même pour la sentence.
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