MONTREAL - Même s'il prône la décentralisation de la gestion de la forêt vers les régions, le ministère des Ressources naturelles et de la Faune doit accroître la présence de ses fonctionnaires sur le terrain, afin de vérifier le respect des droits de coupe dans la forêt.
C'est ce que plaide le Syndicat de la fonction publique du Québec, dans son mémoire sur l'avenir de la forêt, déposé dans le cadre de la consultation publique menée sur le livre vert.
Ce syndicat de 43 000 membres a environ 2000 membres dans le secteur forestier, notamment des techniciens forestiers qui vérifient les normes d'exploitation de la forêt, les normes d'aménagement et le respect des droits de coupe du bois. Il représente également des techniciens en aménagement du territoire, des techniciens dans le domaine de la faune et du personnel de soutien.
La présidente générale du SFPQ, Lucie Martineau, ne s'oppose pas au principe de la décentralisation de la gestion des forêts vers les régions. "Les régions ont un rôle à jouer. Mais on ne veut pas de scession de la forêt vers les régions", a-t-elle lancé, en entrevue téléphonique depuis Rouyn-Noranda, où elle rencontrait la presse locale.
La dirigeante syndicale tient à ce que le ministère des Ressources naturelles et de la Faune demeure présent et vigilant dans les régions et qu'il y déploie davantage de personnel.
Mme Martineau déplore le fait qu'à l'heure actuelle, le ministère n'a même pas les effectifs, selon elle, pour remplir adéquatement son rôle de surveillance de l'exploitation forestière. Le ministère compte sur l'industrie pour respecter les normes et ses techniciens ne vérifient que par échantillonage, après coup.
"C'est très boîteux. Ce n'est pas en temps réel; c'est a posteriori. Avec le nombre limité de ressources accordées à ça, c'est évident qu'on ne peut pas faire un bon suivi et un bon contrôle", a opiné la dirigeante syndicale.
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