MONTREAL - Le chef libéral Stéphane Dion est revenu sur la controverse entourant le nationalisme québécois et canadien, lancé dans le cadre de la visite de la gouverneure générale Michaëlle Jean en France, à l'occasion d'un souper bénéfice pour amasser des fonds pour le Parti libéral du Canada, lundi soir.
Quelque 825 personnes ont payé 500 $ le billet pour entendre l'allocution de M. Dion, dans un hôtel de Montréal. La somme doit servir à renflouer les coffres de l'aile québécoise du Parti libéral du Canada.
Son allocution a porté en fait sur à peu près tous les sujets d'actualité, du prix de l'essence en passant par l'affaire Bernier, ainsi que sur les thèmes des projets de loi à l'étude.
M. Dion s'est notamment attardé au débat qui a entouré le sens des festivités du 400e anniversaire de la ville de Québec.
"Je disais que nous les Québécois formions une nation quand Stephen Harper avait des boutons en entendant parler de la société distincte. Jamais je n'ai vu d'opposition entre nation québécoise et nation canadienne. Je suis un petit gars de Québec; il n'y a rien de trop beau pour la ville de Québec. Québec est le berceau des Québécois, Québec est le berceau des Canadiens français et des francophones d'Amérique du Nord. Mais le pays que nous connaissons, le Canada, n'aurait pas été possible, sans Champlain et sans ce qui s'est passé en 1608. Québec est le berceau de l'ensemble du Canada", a lancé M. Dion.
Il s'est même permis une drôle de comparaison entre la gouverneure générale Michaëlle Jean, qui a visité la France, la semaine dernière, dans le cadre des festivités du 400e de Québec, et le chef du Bloc québécois Gilles Duceppe, qui avait critiqué sa vision du sens de la fondation de Québec et de la naissance de la nation québécoise. "Le Bloc et la gouverneure générale partagent quelque chose: les deux n'ont pas de pouvoir réel", a lancé le chef libéral.
M. Dion a aussi reproché au gouvernement conservateur de n'avoir rien fait pour préparer le Canada à affronter la hausse du prix de l'essence. Il a comparé le prix du litre d'essence quand les conservateurs sont arrivés au pouvoir, soit 88 cents le litre, au montant de 1,40 $ qu'il a atteint à Montréal, lundi en fin d'après-midi.
Il a plaidé pour une stratégie visant à réduire la dépendance du pays envers les énergies fossiles.
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