Moi, je vote!
Depuis que j’ai atteint ma majorité, moi, je vote! Depuis que je suis en âge de voter, moi, je vote!
De mémoire, je n’ai jamais manqué à mon droit et à mon devoir légitime de citoyen majeur et vacciné à chacune des élections. Moi, je vote!
C’est ce que je vous exhorte à faire vous aussi, chers lecteurs et lectrices de 18 ans et plus, en cette veille du lundi 26 mars 2007 où chacun et chacune d’entre nous sommes appelés à élire un nouveau gouvernement à Québec.
Moi, je vote; moi, je vous dis d’aller voter; mais je ne vous dis pas pour qui ou pour quel parti voter. Ça, c’est votre choix, mais faites-le! C’est le vote qui compte dans l’urne et non «l’intention de vote», comme le nomment, le comptabilisent et l’analysent les grandes firmes de sondage. Il y a tout un monde entre le vote, le bulletin déposé dans l’urne, et l’intention de vote, qui ne reste qu’une intention. Vous connaissez l’expression «l’enfer est pavé de bonnes intentions»?...
Pourquoi je vous invite fortement à aller voter? (Ce qui est peut-être un peu paternaliste et moralisateur, je m’en excuse à l’avance.) C’est que depuis quelques scrutins, comme le dirait le très respecté Bernard Derome, «la tendance se maintient…» et la participation de l’électorat ne cesse de diminuer. En 2003, à peine 70% des électeurs et électrices inscrits, triste constat, sont allés voter au scrutin provincial qui a porté au pouvoir le Parti libéral du Québec, dirigé par Jean Charest.
En vous suggérant avec force d’aller voter le 26 mars, j’endosse totalement tous les efforts déployés par le directeur général des élections (DGE), Marcel Blanchet, pour faciliter l’exercice démocratique et, évidemment, augmenter la participation.
Par exemple, lors du vote par anticipation (BVA) tenu les 18 et 19 mars dernier, un total de 564 409 électeurs se sont prévalus de leur droit de vote, - dont j’étais d’ailleurs -, ce qui correspond à 10,06% du nombre total d'électeurs inscrits sur les listes électorales. En comparaison, les données officielles des élections générales du 14 avril 2003 indiquaient que 5,56% des électeurs avaient exercé leur droit de vote par anticipation. On devrait y voir là un signe encourageant d’un intérêt pour la chose publique, non? (En vertu de nouvelles dispositions de la Loi électorale, les heures d'ouverture des bureaux de vote par anticipation avaient été allongées et il n’était plus nécessaire de donner une raison pour voter avant le temps.)
Un autre exemple de cette volonté du DGE de rendre plus facile le vote, et surtout l’accès au lieu de votation, fut la mise en place de bureaux de vote itinérants, ce qui a permis à plusieurs aînés et plusieurs personnes hospitalisées ou à mobilité réduite de faire leur devoir de citoyen à part entière sans avoir à se déplacer ou à se faire déplacer.
Une autre initiative du DGE que je salue est la création d’un site Internet réservé aux jeunes (18-35 ans) pour les inciter à s’intéresser à la politique, à faire un choix éclairé et à le manifester en allant voter pour vrai, pas seulement en ayant l’intention d’y aller.
"Le droit de vote est l'un des droits les plus précieux que nous possédons, affirme Me Blanchet, puisqu'il nous permet de choisir ceux et celles qui nous représentent à l'Assemblée nationale du Québec. J'invite donc les électrices et électeurs du Québec à s'intéresser aux débats et à s'exprimer au moment du vote."
Moi, je vote, et, à l’instar du DGE, je vous incite à faire de même pour la santé de notre démocratie à la fois forte et fragile. Il ne faut rien prendre pour acquis en ce bas-monde.