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Molior comme: mouvement !

Art novateur pour un quartier en plein essor

Marilyse Hamelin
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Article mis en ligne le 17 février 2007 à 9:00
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Molior comme: mouvement !
Andrée Duchaine, une femme qui en impose par sa connaissance du domaine des arts. (Photo : Martin A. Chamberland)
Molior comme: mouvement !
Art novateur pour un quartier en plein essor
Rue Rose-de-lima, loge un organisme à but non lucratif inattendu: un centre de production et de diffusion d'artistes en arts électroniques et nouveaux médias, le Groupe Molior.
Derrière le groupe, une passionnée des arts visuels, André Duchaine. Sa feuille de route dans le monde des arts est longue.

Celle qui a baigné dans le milieu de la vidéo au Québec, puis de la production de courts métrages en France, a aidé à leurs modestes débuts, des cinéastes aussi connus que François Girard et Mathieu Kassovitch.

Aujourd’hui, elle tente de sortir de l'ombre une nouvelle génération d'artiste en arts médiatiques.

«Le problème avec les arts visuels, peu importe le domaine, c'est la diffusion», regrette-t-elle.

Et encore plus dans le cas de ces œuvres toutes particulières, des installations interactives hautement technologiques, qui surprennent et font parfois peur aux directeurs de galerie, musée et autres centres d'expositions.

«Avec tous leurs censeurs, détecteurs de mouvement et projecteurs, ces œuvres qui usent à la fois d’informatique et de robotique, nécessitent d’éduquer tant le public que les intervenants du milieu culturel», indique Mme Duchaine.

Malgré toutes ces embûches, les artisans de Molior ont réussi à envoyer, un peu partout sur la planète, des artistes qu’ils soutiennent, notamment en Chine, au Pérou, au Brésil, en France et aux États-Unis.

Loin de faire de la simple gérance d'artiste, Andrée Duchaine voit plutôt son groupe comme un réseau prodiguant une aide au cas par cas.

Nomade, Molior ne fait pas de prêt d'équipement ou d'espace en particulier. Encore une fois, chaque installation possède son lieu de présentation idéal, il s’agit juste de le trouver et c’est le genre de problème que le groupe se fait un plaisir de résoudre.
Succès local
Depuis sa création, le Groupe Molior compte parmi ses hauts faits montréalais, l'organisation d'une exposition de l’artiste Bill Vorne, sommité en arts électroniques, exposée pendant toute une année au Centre des sciences de Montréal. Le groupe a aussi contribué à la présentation de Turbulence, une exposition à plusieurs au <@Ri>Musée d'art contemporain de Montréal<@$p.
Fondé en 2001, Molior compte sur une équipe de gens créatifs, et sa fondatrice est dotée de beaucoup d'humour.

Un bon exemple? Si le nom Molior signifie en latin «mettre en mouvement» - ce qui ressemble beaucoup à Andrée Duchaine par ailleurs -, le préfixe «Groupe» est une sorte de boutade au groupe Quebecor et à tous ces conglomérats financiers.

Malheureusement, le groupe Molior est loin, lui, d'atteindre la rentabilité et doit trouver de nouvelles formes de financement pour continuer à présenter tous ces artistes.

Toujours en avance sur son temps, la fondatrice en a assez de dépendre des subventions des trois paliers de gouvernements, qu'elle a tout de même réussi à réunir en moins de trois an, un bel exploit. C’est pourquoi elle entend lancer, sous peu, une campagne de financement.

«J'ai l'intention de solliciter des dons en provenance de famille canadienne-française fortunées qui n’ont jamais été sollicitées», annonce-t-elle.

En attendant, le groupe ne cesse de contribuer au rayonnement des jeunes artistes de la relève auprès du grand public.

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