Le « Shock » musical dans le sang
Les Vendredis, son nouveau CD
L’inspiration lui est revenue comme ça, du jour au lendemain. Après des mois d’attente, Stefie Shock a pu reprendre l’écriture de son troisième qui prend justement d’assaut ces jours-ci les ondes radio et également les pistes de danse de Montréal. Car oui, la musique de Stefie s’écoute, mais surtout, elle se danse !
L’album devait sortir au mois d’août dernier. C’est finalement à la fin du mois de novembre que le nouveau Shock nous arrive. L’explication : une panne d’inspiration du chanteur.
« C’était très angoissant. Pendant des mois, je ne pouvais pas sortir une seule ligne de texte qui avait du bon sens. La musique était là, présente, mais les textes ne suivaient pas, n’étaient pas à la hauteur de ce que je voulais offrir », mentionne-t-il, assis dans sa loge, quelques minutes après avoir offert une prestation « live » de ses nouvelles compositions devant des fans et amis réunis au Club Soda.
« Il n’y a pas de manuel d’instruction pour réussir un bon album, ajoute le chanteur. On ne compose pas une chanson comme on plante un clou. Pour frapper sur un clou, il suffit d’avoir un marteau. Dans la musique, il n’y a pas de technique qui conduit au succès. C’est ce qui est angoissant quand on écrit un album. Mais en même temps, c’est ce qui fait tout le charme « oxo-gène » de ce merveilleux métier. »
Finalement, à la suite d’un voyage hors du pays au printemps pour se changer les idées, tout est entré dans l’ordre au début de l’été.
« Je ne sais pas ce qui a déclenché le fameux « déclic ». C’est arrivé comme ça. Tout est devenu fluide, tout semblait facile. Le trop-plein est sorti et l’inspiration est revenue.»
Le dj de St-Léonard sur le plateau
Le « retour » de cette inspiration nous donne Les Vendredis, disque groove et rock aux teintes chaudes et latines, extension réussie de son précédant opus, Le Décor.
« J’ai un « beat » à moi. Un son Stefie Shock. J’ai toujours aimé la musique dansante et je pense que ça s’entend sur mes compos. Dès l’âge de 4 ans, j’écoutais de la musique rythmique, et à 12 ans, c’est moi qui s’occupant de la musique dans les partys. J’apportais mes disques, ma table tournante. Et comme j’ai été dj (disc jockey) durant 10 ans, je trouve qu’il n’y a rien de mieux que de voir la piste de danse se remplir, voir les gens danser, se déhancher. Alors, c’est plus fort que moi ; inconsciemment, je crée des chansons qui vont stimuler, qui ont de l’énergie, de la groove et qui font danser les gens présents dans la salle. »
Né sur le plateau Mont-Royal, c’est dans le quartier de St-Léonard que Stefie a grandit.
« En fait, mes parents se sont installés à St-Léonard parce qu’ils voulaient s’acheter une maison neuve, ce qu’on ne peut pas vraiment retrouver sur le plateau, on en conviendra. Mais le plus drôle, c’est que lorsque j’ai finalement quitté la maison, je suis retourné m’installer sur le plateau. J’ai mes racines là et je m’y sens bien. Je garde tout de même de beaux souvenirs de St-Léonard; c’est là que j’ai fait mon premier spectacle professionnel… à l’âge de 13 ans ! »