"Los tabernacos - sur les chemins de l'enfer"
Dernière conférence de la saison présentée par la Maison Saint-Gabriel
Sacrer est grave, blasphémer est péché mortel. Blasphémer, c’est dire maudit en avant des sacres. La morale intervient dans la division des niveaux de gravité du «sacrage». La notion de péché dépend du sacreur, elle n’est ni claire, ni précise. Jurer n’est pas sacrer.
Le mardi 21 novembre, à 19h30, au salon Marguerite-Bourgeoys du restaurant Magnan, "LE BLASPHÈME A UNE HISTOIRE" avec René Hardy, historien et professeur à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR).
Le sacre des Québécois francophones, celui qui s’inspire du vocabulaire de la sacristie, est aujourd’hui devenu une banale habitude langagière. Lors de son apparition dans les milieux populaires au milieu du XIXe siècle, il scandalisa au point que les tribunaux réintroduisirent la peine de prison contre les blasphémateurs. Mais cette rigueur des lois n’a pu durer longtemps, car le nouveau blasphème se propagea à grande vitesse. Et la volonté des évêques de l’endiguer eut peu de succès, malgré sa condamnation, en 1886, comme l’un «des péchés capitaux des Canadiens».
L’historien René Hardy retrace l’évolution des formes de blasphèmes depuis le Régime français. Il expose une chronologie de sa diffusion et les tentatives de l’endiguer, pour l’interpréter comme une protestation contre le pouvoir religieux qui s’impose après l’échec des Rébellions de 1837-1838.
Cette conférence aura lieu de 19h30 à 21h30, au salon Marguerite-Bourgeoys du restaurant Magnan, 2602, rue Saint-Patrick, angle Charlevoix et Saint-Patrick (métro Charlevoix). Droits d’entrée: 12$, 8$ pour les Amis de la Maison Saint-Gabriel (incluant les taxes.) Réservation obligatoire au 514 935-8136.