INFITINI M 2011
Infiniti M 2011 : Quand la technologie en fait peut-être trop…
Collaboration spéciale : Daniel Rufiange@R2 :San Diego, Californie – C’est sous le ciel de Californie qu’Infiniti a dévoilé la deuxième génération de sa M à la presse nord-américaine. Plus racée, plus audacieuse et plus informatisée que jamais, la M repousse les limites du raffinement technologique, mais aussi de l’intervention de l’électronique dans l’expérience de conduite.
Un luxe abordable ?
Quiconque pénètre dans l’univers d’Infiniti souhaite se coller à une image prestigieuse. Pourtant, les gens, pour la majorité, associent toujours la réussite professionnelle à des marques allemandes comme BMW et Mercedes-Benz. Infiniti travaille à changer cette perception.
Ce changement d’image commence par le design. Celui de la M s’inspire du concept Essence qui a été vu à Montréal. L’image de timidité qui collait au modèle est révolue. Au premier regard, on confond ses lignes fluides à celles de l’utilitaire FX. Remarquez aussi les lignes de profil, très harmonieuses; le capot est allongé, comme sur les coupés sport à deux places. En définitive, la M ne passe plus inaperçue.
La M demeure le symbole le plus luxueux de la marque (sans compter sur le tout nouveau QX56 qui, soit dit en passant, verra son design prendre la même tangente que celui de la M). Avec des factures qui varient entre 52 400 (M37) et 73 800 $ (M56x avec options), les prix du duo M se comparent avantageusement aux rivaux de sa catégorie, dixit les BMW de Série 5, Audi A6 et Mercedes-Benz Classe E. Il ne manque que ce prestige qui colle aux voitures allemandes et cette sensation très germanique derrière le volant. Remarquez que la M n’a rien de désagréable à ce chapitre non plus; c’est seulement différent.
Des chevaux, mes amis !
En tout, ce sont 330 chevaux que propose le moteur V6 de 3,7 litres de la M37 et 420 pour le V8 de 5,6 litres qui repose sur les supports de moteurs de la M56. D’emblée, nous avions hâte de mettre le pied au plancher de cette dernière version, persuadés que l’expérience de conduite serait inégalée. Effectivement, la puissance de ce moteur, auquel se marie un couple de 417 livres-pieds, nous colle littéralement aux sièges. Cependant, nous avons trouvé la direction de cette version plus lourde. Il faut moins d’effort pour placer la M37 en virage, elle qui se montre plus agile et plus nerveuse. Puis, bien franchement, les 330 chevaux du V6 se révèlent amplement suffisants pour rendre toutes les balades amusantes, sans compter que, au chapitre de la consommation, on gagne avec cette motorisation.
Au sujet de la consommation, celle du moteur V6 devrait se chiffrer en moyenne à 11,4/7,6 litres aux 100 kilomètres (ville et autoroute), alors que celle du moteur V8 oscillera autour des 12,9/8 litres aux 100 kilomètres (ville et autoroute). Pour les deux versions, toutefois, le constructeur a réussi à réduire cette dernière d’environ 10 % grâce, entre autres, à un dispositif de levée et d’ouverture variable des soupapes. En outre, la M56 profite en plus de l’injection directe de carburant. Plus puissante et plus économique; le meilleur des deux mondes.
Deux ou quatre roues motrices ?
Chacune des deux versions de la M est livrable avec la transmission intégrale intelligente d’Infiniti (M37x et M56x). Le système répartit le couple automatiquement aux roues selon les conditions de la route jusqu’à une proportion de 50/50. Les deux versions de la M sont également offertes avec un ensemble sport (M37s et M56s) mais pour les variantes à propulsion uniquement. Toutes les M misent sur une boîte de vitesses automatique à 7 rapports.
Toutes les versions profitent d’une myriade de nouvelles technologies parmi lesquelles un tout nouveau système d’intervention sur les angles morts. Si vous amorcez un changement de voie alors qu’une voiture se trouve dans votre angle mort, les freins sont appliqués automatiquement, ce qui a pour effet de replacer votre voiture sur la bonne voie; bien sûr, cette intervention de la voiture est limitée; elle vise à faire réagir le conducteur pour qu’il termine le correctif amorcé par le système et, en tout temps, le conducteur peut contrecarrer les « décisions » de la voiture. C’est bien beau tout ça, mais cette intervention constante sur notre conduite finit par irriter.
À l’intérieur, rien n’a été laissé au hasard. La présentation visuelle est de très bon goût, l’ergonomie, excellente, et, grâce à une collaboration spéciale de Bose, la M peut recevoir trois types de configurations audio qui plairont aux amateurs de musique. Qui plus est, l’insonorisation a été revue et améliorée grâce à un système de contrôle actif du bruit.
Miser sur la différence
Cette deuxième génération de la M est une très belle évolution. Reste à savoir si la mise en marché permettra au constructeur de pénétrer un créneau où les acheteurs préfèrent encore s’associer à certaines marques allemandes. Chose certaine, le produit est à la hauteur, et ceux qui souhaitent afficher leur différence peuvent désormais le faire avec beaucoup d’élégance.
Fiche Technique
> (M37, M37x)
V6 3,7 l DACT 330 ch à 7000 tr/min
Couple 270 lb-pi à 5200 tr/min
Transmission automatique à 7 rapports avec mode manuel
0-100 km/h : 6,9 s
Vitesse maximale 235 km/h
> Consommation (100km): 11,0 l
> (M56, M56x)
V8 5,6 l DACT 420 ch à 6000 tr/min
Couple 417 lb-pi à 4400 tr/min
Transmission automatique à 7 rapports avec mode manuel
0-100 km/h 5,6 s
Vitesse maximale 250 km/h
Consommation (100 km) 11,5 l (octane 91)
> Autres composantes
Sécurité active Freins ABS, répartition électronique de force de freinage, assistance au freinage, antipatinage, contrôle de stabilité électronique
Suspension avant/arrière indépendante
Freins avant/arrière disques
Direction à crémaillère, assistée
Pneus
Base : P245/50R18
Sport : P245/40R20
Dimensions
Empattement 2901 mm
Longueur 4945 mm
Largeur 1844 mm
Hauteur 1501 mm
Prix : M37 : 54 200$
@R2 :M56 : 73 800$