Stephen Harper s’en prend au Parlement canadien
La session parlementaire fédérale devait reprendre le 23 janvier. Mais la manœuvre du premier ministre de « proroger », c’est-à-dire mettre fin aux travaux parlementaires fera en sorte que les parlementaires ne reprendront pas leurs travaux avant le 3 mars.
La tradition parlementaire veut que les travaux soient prorogés quand le menu législatif a été épuisé. C’est loin d’être le cas maintenant puisque le parlement n’a pas eu le temps de disposer de 36 projets de loi; ces derniers avaient été présentés par le gouvernement lui-même.
La décision de M. Harper a été critiquée dans tous les milieux, y compris dans le Calgary Herald; ce journal quotidien a son domicile au cœur même du comté du premier ministre et lui est habituellement favorable.
Ce n’est pas la seule publication associée à la « droite » qui a vertement critiqué la prorogation. Ce fut aussi le cas du très prestigieux magazine économique britannique The Economist. Ce magazine est universellement reconnu pour deux choses : la qualité de son contenu et son point de vue de « centre droit ».
Or, The Economist prend parti et affirme que la décision controversée de M. Harper s’explique de la façon suivante : son gouvernement risquait fort de passer un mauvais quart d’heure aux mains de l’opposition et aux mains de l’opinion publique dans au moins deux dossiers.
Le premier dossier est celui des prisonniers afghans soumis à la torture. De nombreux éléments donnent à penser que le gouvernement a induit le parlement en erreur à ce sujet.
Le second est celui du comportement du gouvernement canadien à Copenhague. The Economist affirme que les dirigeants canadiens ont omis d’engager le pays sur la voie d’une réduction significative des émissions de GES!
Depuis quelque temps, il est assez rare de voir ainsi la droite qui est désunie.
Il a fallu que M. Harper foule aux pieds certains aspects importants de la démocratie parlementaire pour que cela se produise.
Il l’a fait sur deux sujets majeurs : les droits de l’homme et l’avenir de la planète.
M. Harper devrait comprendre que les accrocs à la démocratie ne font qu’aggraver son cas.
Steven Guilbeault
tony gleb
Commentaire mis en ligne le 19 janvier 2010Ce que vous dites est totalement antipathique et par ce que vous etiez un beneficiaire du gouvernement liberal de Jn Chretien et Paul Martin. La prorogation est un jeu politique issu du parlement canadien a travers tous les ages. Trudeau l'a fait, Jn Chretienn l'a fait, Joe Clark l'a aussi fait en suivant les recommandations des liberaux de l'epoque. Votre probleme est que votre cheque est coupé et votre job de "ecolo' est foutu, maintenant vous vous prenez au Premier Ministre. Une chance que vous ne disiez pas que le seisme est une resultante des GES!