Quand l'égo claque la porte!
Il y a quelques semaines, l’Honorable Denis Coderre, le grand manitou du Québec pour le Parti Libéral du Canada, a démissionné de son poste de lieutenant et d’organisateur en chef. Après des années de travail, portant plus ou moins ce parti au Québec sur ses épaules, ainsi que ses fantômes de l’héritage du scandale des commandites, et avec à peine quelques centimètres à faire avant le fil d’arrivée et reprendre le pouvoir, le fier homme claque la porte. Son chef l’a court-circuité en nommant une autre personne qu’il avait choisi pour le comté d’Outremont. Nous avons tous « entendu » le même « Ah ben ça je l’prends pas!... tu vas voir toi! » au lieu du discours impeccable qu’il a servi aux médias suite à sa décision. Son ego a eu le dessus sur sa raison. Son ego a pris cette décision. Le parti a glissé dans les sondages et la cote de son chef a dégringolé tout de suite après. Un chef qui est devenu invisible d’ailleurs. Tout ça pour un ego blessé. L’ego d’une seule personne. Une sur 31 millions de Canadiens !
Et que dire de Benoît Labonté plus récemment, chef du parti de l’opposition à la Ville de Montréal ! Un autre ego meurtri qui lui est allé encore plus loin en éclaboussant publiquement plus de politiciens municipaux et provinciaux que vous et moi pouvons en nommer. Pourquoi avoir fait ça? Parce que comme Denis Coderre, il avait l’impression d’avoir perdu la face. Suite à sa démission, l’enjeu de toute cette élection à Montréal, voire même à Laval et ailleurs au Québec, est devenu la transparence, la vérité, l’honnêteté. Pas les nids de poule, les cols bleus ou le quartier des spectacles.
Mais c’est quoi l’ego? L’ego c’est : je suis ma réputation, je suis mon travail, je suis mes revenus, je suis ce que je possède, je suis mes titres et ma position professionnelle, je suis ce que les autres pensent de moi...
Une personne dont l’ego prend le dessus aura ce type de comportement :
• Souhaite sauver sa face et/ou sa réputation;
• Désire d’avoir raison;
• Prend les événements et les commentaires
de façon personnelle;
• Réagit de façon émotive;
• Est facilement offusqué(e);
• Garde un esprit de revanche;
Il est possible de mettre l’ego au service de sa mission. Voici quelques exemples : Mère Teresa, Nelson Mandela, René Lévesque, Claude Chagnon et Guy Laliberté.
Quelques idées pour ne pas tomber dans le piège : Ne pas prendre les choses de façon personnelle; Être soi-même; Éviter les personnes superficielles et narcissiques; Toujours trouver à rendre service.
Marc André Morel offre des conférences pour aider les gens et les équipes à donner le meilleur de soi.