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Les Mamies immigrantes pour le développement et l’intégration ont collaboré à la réalisation des couvertures piquées que l’on peut admirer dans le cadre de l’exposition Les courtepointes de l'avenir.
Les courtepointes de l'avenir : une rencontre entre le passé et le futur
Une rencontre entre le passé et le futur. C’est ce que nous propose l’exposition Les courtepointes de l'avenir présentée jusqu’au 22 août à la maison de la culture Marie-Uguay.
D’un coté, la courtepointe: un art un peu oublié que l’on associe au passé. De l’autre, l’environnement: un enjeu intimement lié à l’avenir, celui de la planète. Avec l’exposition Les courtepointes de l'avenir, qui regroupe des couvertures piquées faites à partir de matériaux recyclés, des écoliers de Saint-Paul – Émard conjuguent hier et demain.
Plus de 75 élèves de la 3e à la 6e année des écoles Dollard-des-Ormeaux, Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours et Saint-Jean-de-Matha ont pris part à ce projet de médiation culturelle. Le thème retenu a été inspiré par Martin-Philippe Côté, agent culturel à la maison de la culture Marie-Uguay. «Ça faisait longtemps qu’il voulait monter une exposition de courtepointes», confie Sylvie Morin assistante ¬– événements culturels à la maison de la culture.
De janvier à mai, les enfants ont laissé la bride sur le cou à leur imagination. Ils ont créé leur œuvre sous la supervision de leur enseignant en art et de l'artiste Diane T. Tremblay. Une classe par école. Une courtepointe par classe. Un thème pour chaque courtepointe. Ce thème a été choisi par les enfants, explique Danièle Renaud, coordonnatrice du projet. Les élèves de l’école Dollard-des-Ormeaux ont voulu évoquer le concept de «réseaux» en créant une courtepointe parsemée de pièces électroniques. Ceux de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours ont réalisé un abécédaire. De leur côté, les jeunes de Saint-Jean-de-Matha ont décidé de tout simplement s’amuser avec des motifs.
La première étape du projet a consisté pour les enfants à poser un geste écologique en récupérant à la maison des bouts de tissus utilisés pour créer leur pièce du puzzle, indique Danièle Renaud, ajoutant que le processus de création a été ponctué de plusieurs activités: visite en classe des gens de Pro-Vert Sud-Ouest venus parler d’environnement, visionnement du film d’animation de Frédéric Back L’homme qui plantait des arbres, visite du musée McCord où les jeunes ont pu admirer des courtepointes, etc.
Puis, après que chaque élève eut créé sa pièce, sept membres de l’organisme les Mamies immigrantes pour le développement et l’intégration, sept couturières aux mains expertes, sont entrées en jeu afin de réunir les carrés et ainsi donner vie aux œuvres finales. «Sans elles, les courtepointes n’existeraient pas», mentionne Sylvie Morin.
L’organisme du Sud-Ouest regroupe une centaine de membres originaires d’une douzaine de pays, rappelle sa fondatrice et coordonnatrice, Henriette Nzuji Ntumba. Il propose plusieurs activités leur permettant de «s’intégrer à la communauté, de sortir de l’isolement», précise-t-elle. «Les membres veulent être actives. L’intégration, c’est faire quelque chose. Quand on ne fait rien, ça tue, soutient celle qui est arrivée du Congo il y a neuf ans. L’être humain, pour bien s’intégrer, doit fournir son apport.»
Ce projet a fourni aux participantes une belle occasion de tisser des liens avec les enfants. «Dans notre pays, les grands-mères ont une grande importance», signale Henriette Nzuji Ntumba. «Les contacts humains, c’est bon, dit-elle. On découvre ce qu’il y a dans l’autre.»
L’exposition Les courtepointes de l’avenir peut être visitée du mardi au samedi de 13h à 17h. Entrée libre. La maison de la culture est située au 6052, boulevard Monk. Renseignements au 514 872-2044 et au www.ville.montreal.qc.ca