Stephen Harper
Les grands plans de Harper lui pèteront-ils dans la face?
Le Premier Ministre Stephen Harper a voulu faire le beau fin et glisser en douce trois éléments de son idéologie de la droite au cours de l’énoncé économique de son gouvernement, la semaine dernière.
Mal pensé, mal préparé, mal exécuté. Ce n’est pas souvent que Harper fait du travail aussi bâclé – et unanimement rejeté.
Tout a commencé jeudi après-midi lorsque son ministre des Finances James Flaherty a annoncé ce qui aurait dû être un plan d’action pour sortir le pays de la crise économique.
Plutôt que de présenter des mesures solides pour stimuler l’économie comme l’on fait les autres pays de l’occident, Flaherty a prétendu encore une fois qu’il n’y a pas vraiment de problème. «On commencera à pelleter quand il y aura de la neige » affirmait son lieutenant du Québec Christian Paradis aux médias.
Donc, absence quasi totale des mesures concrètes pour stimuler l’économie.
Le Canada s’est retrouvé le seul pays industrialisé du G-8 qui a choisi de ne rien faire.
Mais bien dissimulées à l’intérieur du discours de Flaherty il y avait trois mesures d’une importance capitale et qui n’avaient rien à voir avec l’économie.
L’énoncé de Flaherty propose que l’on enlève temporairement le droit de grève aux fonctionnaires, qu’on abolisse le droit des femmes de recourir aux tribunaux pour protéger leur droit au salaire égal, pour le travail d’égale valeur et enfin, qu’on abolisse le financement public des partis politiques pour retourner au bon vieux temps des dons privés au partis politiques.
Qu’est-ce que cela a à voir avec l’économie? Absolument rien.
Alors pourquoi Harper s’en prend-il aux fonctionnaires, aux femmes, aux mœurs politiques? Et si ces questions sont si importantes pourquoi Harper n’en a jamais parlé durant la récente campagne électorale?
C’est que ces trois mesures sont issues du congrès du parti Conservateur à Winnipeg le 15 novembre dernier. Pour Harper, quand la droite de son parti parle, il écoute et, et lorsqu’il le peut, il agit. Il ne pourra jamais assez plaire à sa base militante.
Les trois partis d’Opposition, tel qu’on s’attendait, ont juré qu’ils n’appuieraient jamais le projet de loi qui découlera de l’énoncé économique. Ils parlent même de coalition.
Harper a répondu qu’il ne reculerait pas. Pas question de se reprendre et de présenter un plan crédible pour relancer l’économie.
Vingt-quatre heures plus tard Harper reportait la date du vote sur l’énoncé au 8 décembre (le jour des élections au Québec.) Il veut se donner le temps de mettre en branle son immense machine de manipulation médiatique contre les Libéraux.
Harper fait le pari que le projet de coalition des partis de l’opposition tourne en queue de poisson laissant tout l’espace médiatique à lui et ses zouaves pour faire valoir leurs arguments contre l’Opposition.
Déjà vendredi soir Harper avait dénoncé à la télévision nationale les Libéraux comme un gang d’anti-démocratiques qui travaillent en coulisses pour renverser les résultats des dernières élections sans le consentement des électeurs. « Ils veulent s’accaparer du pouvoir, sans l’avoir gagné » a-t-il dit. Pas un mot sur son plan économique.
Si cette crise politique menait vers une élection les Conservateurs sont prêts. Ils ont une grosse caisse électorale d’une dizaine de millions et une organisation bien rodée. Les Libéraux n’ont que des dettes.
Le tout se jouera cette semaine, bien avant le vote du 8 décembre. Reste à voir si on s’en va en élections, en coalition ou si Harper recule pour rester au pouvoir.
Et pour dire que nous pensions que la crise était économique…
Guy Deshaies
Commentaire mis en ligne le 1er décembre 2008Je ne suis pas d’accord.
La position de Mr. Harper était très songé, mais tellement déconnecté de la réalité d’un Canada « ELARGIE » par rapport à sont univers étroit du Canadien de l’ouest.
Un canada élargie veut dire, qu’il y a des pécheurs en Nouvelles Écosse, Travailleur minier et du Bois œuvrer au Québec et en Ontario, du Bœuf dans les Prairies, puis du Pétrole en Alberta… ainsi de suite…
Vendredi le 28 Novembre, Steven Harper, le premier ministre Canadien le plus dangereux de notre histoire, en position de gouvernement minoritaire, a poussé l’audace à présenter un énoncé économique, « Mal pensé, mal préparé, mal exécuté…. », comme le dit si bien Richard Cléroux, notre « fouineur politique », Le « journaleux » à la Nouvelle.
Audacieux (Harper), mais non sans risque, il a filialement provoquer la rage et ainsi motiver les trois parties de l’opposition à vouloir renverser le gouvernement en formant une coalition.
“Anything But Conservative » Comme le disait si bien le premier ministre de Terre-Neuve et Labrador Danny Williams lors de la dernière campagne fédérale.
Vous comprendrai que comme individu qui m’assume à 100% en tant qu’homosexuel, Steven Harper représente la dictature qui dès le jour ou il deviendrait majoritaire, m’enlèverait ou mettrait en danger touts mes droits acquis au cours des deux dernières décennies.
Steven Harper au pouvoir dans un gouvernement majoritaire au Canada serait une raison suffisante pour tout individus étant ouvertement Gaie au Canada considère quitté le pays.
Vendredi fut aussi une journée de remise en question pour moi, tant qu’à ma position au sujet du Partie Libéral du Canada, que j’avais bannie de ma vie tant et aussi longtemps qu’il n’aurait pas reconnue être à la base et les responsables (criminellement) de toute l’histoire des commandites. Qui soit dit en passant, vous l'aurez deviné, je ne l'ai toujours pas digérer.
Et voila, que le “père des commandites", Jean Chrétien, et Ed Broadbent « ex leader » du partie NPD avec le support de Jean Duceppe du Block Québécois, sont en discussion pour la formation de LA coalition, “THE DREAM TEAM”. La pilule est très grosse, mais quels sont mes options?
Le « DREAM TEAM »
Dans un esprit d’effort collectif, à la recherche de solutions éminentes, nécessaires et urgentes, dont Mr. Harper ne semble toujours pas reconnaitre le besoin à ce jour, toute l'attention du groupe (coalition) devrait être fixée sur l’économie. Les secteurs de l’automobile, le secteur manufacturier voué à l’exportation américaine, le secteur du bois d’œuvre, et la création d’emplois durables, devraient être à la UNE de nos priorités. Que la coalition démontre, rapidement, du leadership en ce sens et ne se laisse pas distraire par la partisannerie ou la course au leadership du PLC qui pour l’instant n’est plus pertinente. (Suis-je le seul à trouver que mener de front une course au leadership, un gouvernement de coalition et la gestion d’une crise économique constitue une grosse commande?) Que dire de plus : j’ai presqu’oublier la campagne électorale du Québec!!! Oufff
Selon moi, ceci est un rare moment historique en politique Canadienne. Ne laissons pas cette opportunité nous filler entre les doits. Mr. Harper est dangereux pour touts nos acquis sociale, il est dangereux pour notre démocratie, il expose notre excellente réputation partout à travers le monde. Aujourd’hui, je me garde toujours le droit de penser que le « DREAM TEAM » pourrait être une solution viable et certainement ne pourrait faire pire que les Conservateurs…
Guy Deshaies