Qu’est-ce qu’on mange ?
Un important débat a lieu à la Chambre des communes à Ottawa en ce moment sur l’adoption d’un projet de loi privé visant à rendre obligatoire l’étiquetage des OGM (organisme génétiquement modifié). Croyez le ou non, mais nous sommes peut-être à la veille de savoir enfin exactement ce qui se retrouve dans nos assiettes et plus important encore, de pouvoir choisir ce que nous voulons manger. Même s’il s’agit d’un droit fondamental, le gouvernement fédéral n’a jamais cru bon nous fournir tous les outils nécessaires pour obtenir ces informations.
La question est pourtant très importante. Environ 60% à 75% des aliments transformés que nous consommons contiennent des OGM (céréales, vinaigrette, croustilles, sauce tomate, huile, desserts, etc.) et leurs effets à long terme sur notre santé et sur l’environnement sont, à ce jour, tout à fait inconnus. C’est pourquoi plus de 40 pays dans le monde ont choisi de rendre l’étiquetage des OGM obligatoire, préférant favoriser la sécurité des êtres humains et de l’environnement plutôt que de prendre des risques.
Au Canada, entre 80% et 90% des citoyens sont favorables à l’étiquetage des aliments OGM. En dépit de ce quasi consensus, le gouvernement fédéral a préféré adopter en 2004 une norme « volontaire » qui laisse aux compagnies l’option d’étiqueter ou non les produits contenant des OGM. Résultat : quatre ans plus tard, il n’existe aucun aliment sur les tablettes contenant une mention « avec OGM ».
Il nous est donc tout à fait impossible de savoir dans quelle proportion et sous quelle forme les OGM se retrouvent dans nos aliments. C’est quand même étrange de ne pas pouvoir faire des choix alimentaires en toute connaissance de cause vous ne trouvez pas ?
Le pire dans tout ça, c’est que le gouvernement canadien n’a effectué aucune étude scientifique indépendante sur les effets des OGM. Toutes les données dont il dispose proviennent des compagnies qui les produisent et ces informations sont confidentielles... Comment pouvons-nous dans ces conditions et en l’absence d’études significatives faire confiance à ce processus ?
Et d’ailleurs, si les OGM étaient si bons pour la santé, ça fait longtemps que les compagnies auraient posé des étiquettes pour mieux vendre leurs produits.
Fernand Trudel
Commentaire mis en ligne le 22 avril 2008Le contrôle des journaux par les écolos est notoire et voici un exemple de plus.
Un de mes amis est économiste à la retraite et son article très bien fignolé a été jetté dans la poubelle du journal à la pensée unique, Le Soleil de Québec. Voici son billet.
Éthanol et autres bonbons
Il ressort du gros bon sens que lorsque des ressources sont allouées à une fin (dans ce cas, par le gouvernement, aux dépens des consommateurs) elles ne servent pas à d'autres fins. Il en est ainsi de la production d'éthanol à partir de maïs-grain cultivé sur des terres arables. Au Québec seulement, 450 000 hectares cette année, pour atteindre un objectif fixé par le gouvernement de 5% d'éthanol d'ici 2012 dans le carburant vendu par les stations-service.
Évidemment, quand des bonbons sont accordés à des bénéficiaires (les producteurs de maïs-grain) et à des fonctionnaires occupés à surveiller l'opération, il devient difficile de cesser d'en donner, de sorte que les bonbons se sédimentent et génèrent d'autres cadeaux payés par les payeurs de taxes et les consommateurs. C'est la seule «dynamique» que je peux trouver dans l'intervention gouvernementale.
Tout le «Plan d'action 2006-2012» du gouvernement du Québec, ajouté à celui des autres gouvernements et des autres pays, dans le but illusoire de contrôler le climat, est un fouillis de mesures non-économiques dont les effets négatifs se font sentir à l'échelle mondiale depuis quelques années.
Il y a des problèmes plus urgents au Québec, problèmes tels que les infrastructures routières, les hôpitaux, la Justice, l'immigration, etc. que le gouvernement a lui-même contribuer à créer. Mieux vaudrait vendre l'éthanol dans les magasins de la SAQ : on pourrait au moins faire la fête et Monique n'y perdrait pas en taxes !
Yvon Dionne
596, Pinguet
St-Damase-de-L'Islet (anc. Ashford, c. 1900)
Québékistan G0R 2X0
Comme quoi les alarmuistes rendent service aux politiciens qui leur donnent des bonbons à leur tour comme un retour d'ascenseur.
Monsieur Guilbault doit connaître ca, lui qui a accompagné le ministre Claude Béchard à Naïrobi. Il conseille aussi Stéphane Dion pour noircir le gouvernement en place. Tellement près de Dion que ce dernier a pensé le présenter dans un comté peinturé rouge dans le west-island...