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Les projets éoliens, un peu de discernement s.v.p.

Steven Guilbeault
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Article mis en ligne le 18 mars 2008 à 12:16
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Les projets éoliens, un peu de discernement s.v.p.
En 2004, le gouvernement Charest lançait un appel d’offres pour le développement de 2000 MW d’énergie éolienne au Québec. À l’époque, les groupes écologistes et une grande partie de la population ont applaudi cette décision. Encore aujourd’hui, l’éolien demeure de loin la forme de production d’énergie préférée des Québécois.

En théorie donc, tout allait très bien…jusqu’à ce que certains projets se développent de façon chaotique, notamment dans le Bas-du-Fleuve, et créent beaucoup de remous.

Est-ce néanmoins une raison suffisante pour stopper le développement de l’éolien ?

Récemment, des citoyens à St-Jacques-le-Mineur en Montérégie ont manifesté leur mécontentement après avoir appris qu’un projet éolien allait peut-être s’implanter chez eux. Il est vrai que la municipalité aurait pu tenir des consultations publiques plus tôt dans le processus, mais contrairement à ce que certains affirment, la municipalité et la compagnie n’ont pas agi en « secret ». Toutes les résolutions adoptées concernant ce projet étaient d’ordre public.

Certains citoyens invoquent également les risques pour la santé et l’environnement. Je pense qu’il y a beaucoup d’exagération de ce côté-là.

Dans un rapport datant de 2006, l’Académie nationale de Médecine en France concluait que : « la production d'infrasons par les éoliennes est, à leur voisinage immédiat, bien analysée et très modérée : elle est sans danger pour l'homme ».

Du côté environnemental, l’éolien est reconnu mondialement comme l’une des façons de produire de l’énergie ayant le moins d’impacts sur l’environnement.

Enfin, de façon générale, si on se fiait aux détracteurs, toutes les éoliennes devraient être installées à la Baie James ou sur la Côte Nord. Avant d’accepter cette proposition, il faut en mesurer les impacts. Plus l’énergie est produite loin d’où elle est consommée, plus elle coûte cher puisqu’il faut la transporter sur des milliers de kilomètres. Est-ce que ces opposants sont prêts à accepter des hausses de tarifs d’Hydro-Québec?

Avec une moyenne annuelle d’environ 50 000 nouveaux projets domiciliaires depuis 2000, la consommation d’électricité des Québécois ne cesse de grimper. Nous devons miser plus sur l’efficacité énergétique, mais il faut voir la réalité en face : nous devons augmenter notre production d’énergie. Dans cette optique, l’éolien demeure, tant sur le plan environnemental que pour la santé, l’une des meilleures solutions que nous ayons.

Vos commentaires

En appui à Mme Lise Trottier

Josée Côté
Article mis en ligne le 26 avril 2008
Je suis citoyenne de Saint-Jacques-le mineur et d'accord avec Mme Trottier. Si le projet éolien est accepté, les éoliennes seront installées à près de 750m de ma maison et ce sur de belles terres arables.

J'ai déjà fait des changements dans la vie de tous les jours pour protéger notre environnement et la planète, je ne suis pas"une pas dans ma cours".Les Québécois ne doivent plus se demander commemt produire plus d'énergie mais plutôt comment réduire leur consommation. Quand des efforts seront faits en ce sens, alors je dirai oui aux éoliennes mais JAMAIS sur de bonnes terres arables.Quand un pays ne peut plus nourrir sa population parcequ'il a négligé ou détruit ses terres agricoles, il devient vulnérable et dépend de l'importation alimentaire... ça fait peur.

Il est certain que le secteur agricole devra changer sa façon de faire. Ce n'est pas en séduisant les agriculteurs avec des redevances annuelles pour l'implantation d'éoliennes que nous nous dirigeons sur la bonne voie.

Actuellement à Saint-Jacques-le-mineur,le débat sur les éoliennes ne porte pas sur la protection de l'environnement ou un quelconque soucis de produire de l'énergie verte mais plutôt sur l'appât du gain pour une minorité de gens.Pour nos élus municipaux un des motifs principaux pour accepter l'implantation des éoliennes, sont les redevanceess non négligeables vercées à la municipalité par le promoteur InnergexII.

En terminant,le fait qu'Hydro-Québec distribution donne en sous-traitance le développement de l'éolien m'inquiète beaucoup.Le promoteur n'est pas là pour nous faire des cadeaux, ses projets doivent logiquement être rentables. Ça me désole déjà de savoir comment il s'y prennent pour s'implanter dans une municipalité. Où sont la démocratie et le procesus de consultation? Je souhaite que d'autres municipalités aprennent de notre expérience.

Josée Côté

En appui à Mme Lise Trottier

Josée Côté
Article mis en ligne le 26 avril 2008
Je suis citoyenne de Saint-Jacques-le mineur et d'accord avec Mme Trottier. Si le projet éolien est accepté, les éoliennes seront installées à près de 750m de ma maison et ce sur de belles terres arables.

J'ai déjà fait des changements dans la vie de tous les jours pour protéger notre environnement et la planète, je ne suis pas"une pas dans ma cours".Les Québécois ne doivent plus se demander commemt produire plus d'énergie mais plutôt comment réduire leur consommation. Quand des efforts seront faits en ce sens, alors je dirai oui aux éoliennes mais JAMAIS sur de bonnes terres arables.Quand un pays ne peut plus nourrir sa population parcequ'il a négligé ou détruit ses terres agricoles, il devient vulnérable et dépend de l'importation alimentaire... ça fait peur.

Il est certain que le secteur agricole devra changer sa façon de faire. Ce n'est pas en séduisant les agriculteurs avec des redevances annuelles pour l'implantation d'éoliennes que nous nous dirigeons sur la bonne voie.

Actuellement à Saint-Jacques-le-mineur,le débat sur les éoliennes ne porte pas sur la protection de l'environnement ou un quelconque soucis de produire de l'énergie verte mais plutôt sur l'appât du gain pour une minorité de gens.Pour nos élus municipaux un des motifs principaux pour accepter l'implantation des éoliennes, sont les redevanceess non négligeables vercées à la municipalité par le promoteur InnergexII.

En terminant,le fait qu'Hydro-Québec distribution donne en sous-traitance le développement de l'éolien m'inquiète beaucoup.Le promoteur n'est pas là pour nous faire des cadeaux, ses projets doivent logiquement être rentables. Ça me désole déjà de savoir comment il s'y prennent pour s'implanter dans une municipalité. Où sont la démocratie et le procesus de consultation? Je souhaite que d'autres municipalités aprennent de notre expérience.

Josée Côté

Réaction...

Sylvain Guillemette
Article mis en ligne le 20 mars 2008
Monsieur Guilbeautlt, j'ai bien aimé cette intervention qui ne vise qu'à calmer le jeu, surtout les critiques propagandistes quant aux dangers pour l'être humain, elle était bien drôle celle-là!

Par contre, lorsque vous dites et je cite: "nous devons augmenter notre production d’énergie.", ne serait-il pas plus sérieux de mettre les pendules à l'heure et rappeler aux citoyens québécois, qu'ils sont on ne peut plus, trop énergivores? Je m'explique.

Sachant que notre modèle nord-américain, s'il était étendu à la grandeur du globe, en coûterait pas moi de 7 planètes Terre, ne serait-il pas plus franc avec le peuple, de leur dire qu'ils sont cochons et capricieux?

Ce modèle, vous le savez comme moi, n'est pas viable. J'irai même jusqu'à dire que c'est un suicide collectif. Avec des villes comme Pékin, où l'augmentation du parc automobile se fait par 1000 voitures/jour, le constat d'échec s'impose. Le réchauffement climatique, la crise de l'eau, les courants marins, le méthane (23 fois l'effet de serre du CO2) qui fuie du pergélisol, etc., n'est-il pas correct de prétendre, même d'affirmer, qu'il y a ici, un constat d'échec qui s'impose face à notre mode de vie? Ne serait-il pas plus franc de jouer le catastrophiste, puisque même les Lovelock et les Hubert Reeves de ce monde les jouent?

Je vous préfèrerais catastrophiste à la simple modération. Il est temps au Québec, que quelqu'un parle franchement, seriez-vous cet homme?


Personnellement, je ne crois plus au capitalisme d'abord quant à l'exploitation d'une majorité prolétarienne internationale, par une minorité parasitaire bourgeoise, mais aussi face à notre mode de vie complètement déconnecté de la réalité environnante. Il est clair que nous sommes en train de contrecarrer les chances de survie de nos enfants, si ce n'est que nous les avons déjà compromises.












À monsieur Trudel,


"Déjà, le parc de Cap-Chat qui nous surgi en pleine face en arrivant au dessus de la côte défigure la vue panoramique de ce paysage typique de la Gaspésie. C'est un coin du Québec dont le tourisme est la principale source de revenu. Il ne faudrait pas la tarir sous prétexte de sauver la planète surtout s'il faut faire le tour de la gaspésie en vélo comme vous, Monsieur Guilbault."

Vous dites ici que le secteur touristique devrait passer avant la survie de l'humanité, car entendons-nous, ce n'est pas de la planète qu'il s'agit de sauver, mais de l'humanité. Sous prétexte de sauver l'avenir de mes enfants, voire de l'humanité, bien que je sois plutôt pessimiste sur la question, il me fera plaisir de faire un tour de vélo et ainsi, si la population québécoise emboîte le pas, nous ferons également baisser l'obésité qui pullule en Amérique du Nord, dû à une abondance de ressources, dû aussi à la misère des pays du tiers monde et en voie de développement. Les articles que vous consommez monsieur Trudel, ceux où il est inscrit "MADE IN CHINA", sont faits par des enfants sous-payés, exploités par des bourgeois capitalistes minoritaires, en Chine capitaliste et non, communiste comme l'entendent les médias capitalistes. Bref, vous faites à ce que je vois partie des capricieux qui ne veulent pas changer leur train-train quotidien. Dommage, surtout pour nos enfants...






"Peu d’études documentent ces aspects. Mais c'est pas grave Monsieur Guilbault est pressé car le protocole de Kyoto le force à prendre les bouchées doubles à s'en étouffer."

Quelconque action humaine monsieur Trudel, est néfaste pour l'environnement, c'est certain! Mais sachez que le fameux protocole de Kyoto, n'était que le 1/60 de la réalité, des devoirs qui nous attendaient. Seriez-vous de ces droitistes qui prétendent encore que le réchauffement climatique n'est qu'un complot socialiste? "Des communistes ont été aperçus dans le grand nord en train de souffler à l'aide de leur séchoir à cheveux sur les glaces!". :)








"Comme tout le reste du dossier environnement, on doit faire preuve de croyance aveugle dans les grands prêtres kyotistes comme s'il détenaient la vérité venue du ciel. Dans votre cas, avec un bac en théologie, mes propos ne sont pas exagérés."


D'abord monsieur Trudel, vous avez de la lecture qui vous attend!

http://www.greenfacts.org/climate-change/giec/giec.htm

Sur ce site ci-dessus, vous trouverez un lien vers les (plus de 2600) études du GIEC, lesquelles vous pourrez lire attentivement, avant d'aller chercher votre diplôme dans le domaine concerné et de revenir nous faire part de votre vérité absolue à vous! À bientôt!

La plupart des contes-tata-taires, se retrouvent néanmoins reliés de près ou de loin, à des pétrolières! Comme ce fût le cas pour Marcel Leroux et son petit groupe, relié à ExxonMobile.

Rappelons-nous aussi messieurs Harper, Howard et Bush, tous crédibles à souhait (sic!), qui nous disaient que ce n'était qu'un complot socialiste!

Imaginez! KYOTO = dans les faits à 1/60 du vrai travail qu'il faut faire. Nous vous suivons monsieur Trudel, vous semblez vous aussi, malgré l'absence d'argument et d'études à l'appui, détenir la vérité absolue! Combien coûte la carte de votre secte, j'adhère?!







"La découverte au MIT de Boston sur le nanocondensateur permet de miniaturiser les batteries et déjà l'industrie de l'automobile travaille sur la miniaturaisation des Full-Cell Batteries qui servent dans les voitures mues à l'hydrogène."

Oui, oui, j'ai suivi le dossier. Elles ne seront pas commercialisées avant une bonne trentaine d'années, mais les problèmes nous toucheront bien avant cela et touchent déjà ailleurs, les nations "déjà" dans le besoin. C'est triste...

Par ailleurs, la voiture électrique existe depuis Thomas Edison. Encore dommage que les bourgeois n'y aient pas vu d'intérêt, c'était moins payant, bien entendu! Cré capitalisme!



Toutefois monsieur Trudel, comme vous, je demeure à l'abri des "convictions religieuses", et je préfèrerais d'avantage de crédibilité de la part de quelconque groupe présentant un projet. Néanmoins, il devient plus qu'urgent d'agir. On estime par exemple, que d'ici 15 à 20 ans, près de 2/3 de la population mondiale manquera d'eau. Je ne cite que cet exemple par soucis de prouver que cela devient urgent d'agir. Sans rancune...

Quand même monsieur Trudel, l'essentiel de votre plaidoyer s'est fait sur l'idéologie de la beauté d'un paysage et non sur la viabilité du projet, sauf lorsque vous parlez de vents (le Soleil n'est toutefois pas à la veille de s'éteindre, je ne suis pas inquiet pour ma part. C'est le Soleil qui produit les vents.).

Quant au réchauffement global et à la responsabilité humaine face à celui-ci, il s'agit d'un consensus appuyé par plus de 2600 études scientifiques, dont les seuls contestataires sont minoritaires d'abord, ensuite certains sont liés aux pétrolières, et dont les études ne remettent en cause aucune des 2600 études du GIEC. Les changements climatiques sont non seulement un fait scientifiquement prouvé, mais également une urgence qui devrait nous faire agir, non pas discuter d'avantage, ne vous en déplaise.

Si vous osez tomber dans la contestation de ces études, je vous prie d'apporter les preuves à l'appui s'il vous plaît. C'est que ce débat est clos depuis longtemps et qu'au cas où vous ne le saviez pas, le secteur aérien, lequel représente 500 000 personnes en permanence dans le ciel, n'a pas été calculé. Tout comme le méthane qui s'échappera par centaines de milliards de tonnes du pergélisol fondant, ce qui d'ailleurs, a déjà débuté. Je vous rappelle que le méthane représente 23 fois l'effet de serre du CO2, alors vous aussi, s'il vous plaît, mettez de côté vos principes paysagers et pensez un tantinet à autrui. La Terre ne vous appartient pas, c'est un bien commun, ne vous en déplaise aussi.










Madame Trottier,

ce qui est certes déplorable dans ce que vous citez, c'est l'absence d'information de la part de votre mairie.

Quant à moi, ce qui me dérangerait, c'est aussi que Hydro-Québec, lequel nous avons nationalisé en tant que québécois et ce, majoritairement, fait dans la sous-traitance avec le privé. C'est inacceptable! Le vent devenu une propriété privée après cela? Je vois déjà l'hystérique Elgrably proposer par le biais de l'IEDM, la privatisation du vent! :P

Également, le gaspillage des terres arables me touche énormément, voilà un argument de poids, en tout cas, en ce qui concerne ces territoires touchés. Depuis que les États-Unis ont accepté de prendre l'éthanol comme alternative, le Brésil rase ses forêts, lesquelles sont essentielles à la vie sur Terre. Il ne reste que 23% de la forêt dite vierge, amazonienne sur le territoire brésilien. C'est triste! Surtout que l'éthanol est aussi polluant et qu'il gaspille lui aussi, des terres arabales en déclin sur Terre. Impasse? Non, nous trouverons quelque chose...


"Et comment ces mêmes agriculteurs peuvent-ils accepter de contaminer leurs terres qui sont reconnues pour être les plus belles du Québec et cela avec des tonnes de ciment, des risques possibles de fuites d'huile hydraulique et par l'application de phytocide autour des éoliennes?"

C'est comme vous le dites, inacceptable dans ces conditions!



"Les citoyens n'en ont qu'un, qu'on les laisse décider démocratiquement de l'avenir de leur communauté. Ils sont les mieux placés pour décider, encore faut-il qu'on les consulte."

Encore faut-il qu'ils s'informent aussi, vous êtes d'accord?


Cela dit, l'éolienne n'est peut-être pas LA solution dans tous les cas, mais il faut agir et vite quand même, non pas pour des raisons économiques, s'il vous plaît... (Et tout le monde dira: "pas dans ma cour", comme les centrales, comme n'importe quoi dans le fond. Je veux dire, nous consommons, donc nous produisons des vidanges, qui veut un site d'enfouissement chez lui ou près de chez lui? Faudra quand même les jeter ces vidanges!? Non? Je crois que l'argument "pas dans ma cour" ne tient pas la route.)


J'accepte pour ma part, de subir les inconvénients s'il s'agit au bout du compte, de la survie des générations suivantes...



À monsieur Guilbeault pour terminer,

je crois que madame Trottier a apporté plusieurs bons points, par rapport aux terres arables surtout, et au droit de savoir et de choisir. Toutefois, vous reconnaîtrez que monsieur Trudel est tout simplement un athée de la science, un adepte de la religion. Je ne vois pas le débat possible avec quelqu'un qui rejette un consensus scientifique qui s'impose d'ailleurs, à l'oeil nu maintenant. La fonte des glaces, la saturation des océans en CO2, etc., tout cela ajouté à la montée effrénée de la pollution des pays capitalistes occidentaux industrialisés, c'est inquiétant pour quiconque favorise la science avant l'opinion personnelle.


Allez, bonne journée!

Au plaisir de vous relire et de lire les vives réactions, parfois réactionnaires.




Solidairement,

Sylvain Guillemette

Parti communiste du Québec, également membre de Québec-solidaire

www.pcq.qc.ca
http://reactionismwatch.wordpress.com/













Prêchons la vertu

Fernand Trudel
Article mis en ligne le 19 mars 2008
Les éoliennes sont à première vue une alternative écologique de production d'énergie mais attention.

Premièrement, le courant n'est pas constant car il est soumis au gré du vent. Les jours où il ne vente pas suffisamment, le réseau doit suppléter ce manque de production d'énergie.

Deuxièmement, Monsieur Guilbault parle de 2000 mégawatts alors que le réseau de distribution n'a que 550 mégawatts. Ce qui fait dire au préfet de la MRC de Rimouski-Neigette, Gilbert Pigeon, que sur une soixantaine de projets qui ont été présentés dans l'Est de la province, un maximum de cinq projets au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie pourrait être retenus en mai prochain dans le cadre de l'appel d'offres lancé par Hydro-Québec. À l’échelle de la province, «au moins 150 projets seront présentés, ce qui représente environ 15 000 à 16 000 mégawatts, pour un appel d’offres de 2000 mégawatts » selon le porte-parole du Comité, Martin Gagnon.

Troisièmement, récemment j'écoutait une entrevue radiophonique avec un ontarien résident à 600 mètres d'une éolienne qui a été obligé de déménager car le bruit de cet équipmenet que l'on appelle l'infrason, l'empêche de dormir correctement et nuit à sa santé malgré une étude sur le sujet concluant que ce n'est pas dommageable pour la santé des gens. (http://www.canwea.ca/images/uploads/File/FRENCH/CanWEA_Infrasound_Study_Final_-_FR.pdf). Le bruit est un autre facteur souvent négligé des promoteurs de projet et les citoyens de St-Jacques le Mineur en sont sconscients dans le refus de se faire imposer un projet sans consultation.

Quatrièmenet, en Gaspésie, il faudra éviter de polluer la vision scénique sur la route longeant la mer. Déjà, le parc de Cap-Chat qui nous surgi en pleine face en arrivant au dessus de la côte défigure la vue panoramique de ce paysage typique de la Gaspésie. C'est un coin du Québec dont le tourisme est la principale source de revenu. Il ne faudrait pas la tarir sous prétexte de sauver la planète surtout s'il faut faire le tour de la gaspésie en vélo comme vous, Monsieur Guilbault.

Cinquièmement, on peut également évoquer de possibles impacts causés par les tensions parasites, ou encore des effets sur la migration de la faune ailée. Peu d’études documentent ces aspects. Mais c'est pas grave Monsieur Guilbault est pressé car le protocole de Kyoto le force à prendre les bouchées doubles à s'en étouffer.

L’information qui circule actuellement se limite bien souvent à faire la promotion des projets éoliens sans que soient discutés les enjeux qui sont liés à un tel développement. Comme tout le reste du dossier environnement, on doit faire preuve de croyance aveugle dans les grands prêtres kyotistes comme s'il détenaient la vérité venue du ciel. Dans votre cas, avec un bac en théologie, mes propos ne sont pas exagérés.

Ce que je déplore c'est que l'on ne se tourne pas vers la recherche pour pouvoir emmagasiner l'électricité qu'elle proviennent de barrages ou d'éoliennes. Ainsi, on maximiserait la production les installations existantes et les besoins de constructions nouvelles seraient remises aux calandre grecs. La découverte au MIT de Boston sur le nanocondensateur permet de miniaturiser les batteries et déjà l'industrie de l'automobile travaille sur la miniaturaisation des Full-Cell Batteries qui servent dans les voitures mues à l'hydrogène. Pourquoi le nanocondensateur ne permettrait t'il pas de stocker la production nocturne électrique pour pouvoir l'utiliser en période de pointe. On ne serait plus obligés d'ouvrir les vannes en période hors pointe pour équilibrer le réseau. (réf: Http://www.lefigaro.fr/automobile/
20070413.FIG000000179_naissance_d_une_batterie_revolutionnaire.html )


La prudence est de rigueur avec les éoliennes

Le gouvernement du Québec a pourtant déjà fait valoir l’importance de s’assurer de l’acceptabilité sociale des projets éoliens, en février dernier. Il avait alors annoncé une série de mesures destinées à « améliorer les conditions entourant le développement de l’énergie éolienne au Québec ». On indiquait notamment que « les projets proposés devront respecter les conditions indispensables à un développement qui soit durable, ce qui implique notamment qu’ils soient socialement acceptables pour la population concernée et que leur réalisation soit harmonisée avec les activités déjà présentes dans le milieu et celles envisagées. Je ne sais où était Monsieur Guilbault à ce moment pour faire ainsi pression sur les citoyens et je trouve à propos la réplique des gens de St-Jacques le mineur à votre endroit.

Pour le Comité régional pour un développement éolien acceptable, mais aussi pour les groupes Éole prudence et Vigilance éolienne, il est clair que l’on se lance dans l’aventure éolienne sans tenir compte de cette nécessaire acceptabilité sociale. Les gens ont des craintes et il n’y a personne qui y répond.

Tout comme dans le dossier de l'éthanol, Monsieur Guilbault a été un mauvais guide, sûrement pas éclairé par les lumières du ciel. Après tout, ce sont des mastodontes d’une hauteur de 30 étages qu’on installe dans le paysage des gens et qui créent des impacts qu’on n’a toujours pas tous mesurés.

Selon Monsieur Martin Gagnon, «L’Université du Québec à Rimouski a eu un mandat d’Hydro-Québec pour produire une étude sur l’acceptabilité sociale des projets, qui va être déposée en 2008-09. Une autre étude a été demandée par la Conférence régionale des élus du Bas-Saint-Laurent sur l’impact sur les paysages. Ils nous disent que les résultats vont sortir à l’hiver 2008. »

Respirez par le nez Monsieur Guilbault, les citoyens veulent être consultés avant toute décision, ne vous en déplaise.


L'éolien à tout prix, c'est facile à dire

Lise Trottier
Article mis en ligne le 19 mars 2008
Monsieur Guilbeault, Votre façcon de concevoir la démocratie est pour le moins épeurante. Comment pouvez-vous commenter ce qui s'est passé à St-Jacques-le-Mineur? À ce que je sache vous n'avez parlé à aucun citoyen de chez nous.

L'éolien à tout prix, c'est facile à dire. Blâmer ceux qui n'en veulent pas, c'et facile à faire. Les citoyens de St-Jacques-le-Mineur s'opposent au projet éolien de Roussillon et ils ont de bonnes raisons poou le faire. Il est vrai que toutes les résolutions adoptées concernant ce projet étaient d'ordre public. Mais le conseil municipal avait l'obligation de consulter ses citoyens avant d'engager la communauté pour les vingt prochaines années avec un projet d'une telle ampleur. Je vous rappelle qu'un protocole d'entente a été signé en novembre 2006 mais ce n'est qu'en janvier 2008 que les citoyens l'ont appris. La compagnie Innergex promoteur privé du projet, ne nous a jamais fait savoir qu'elle envisagait présenter un projet chez nous. La municipalité publie trois ou quatre fois par année un bulletin municipal. On nous informe du prochain souper spaghetti, on nous parle du ramassage des ordures, mais on a jamais, ne serait-ce qu'une seule fois, trouvé d'intérêt public d'informer les citoyens sur la demande d'Innergex et encore moins de nous demander notre avis. De plus il est clair dans l'appel d'offres d'Hydro-Québec Distribution que l'acceptabilité sociale est une condition essentielle au développement d'un projet éolien. Le promoteur Innergex n'a jamais daigné approcher nos citoyens pour les informer d'un possible projet éolien dans notre communauté. Sa représentante allant même jusqu'à dire au conseil municipal qu'elle ne voulait pas qu'il informe les citoyens au moyen d'un feuillet distribué porte à porte et que ce serait à eux de le faire en temps et lieu. S'il vous plaît arrêtons la mascarade.

Car depuis deux ans, il se passe un curieux phénomène en Montérégie. Des promoteurs privés sous l'invitation d'Hydro-Québec Distribution sillonnent nos campagnes à l'affût des plus belles terres agricoles alignées dans des couloirs de vent payants afin d'implanter des parcs éoliens. Tout se fait à l'insu des citoyens. Des protocoles d'entente se signent avec les municipalités, des ententes se signent avec les agriculteurs moyennant de gros montants d'argent, tout est fait dans le secret au nom de la concurrence, comme si l'avenir de nos municipalités leur appartenait.

Nos recherches sur l'énergie éolienne développée partout dans le monde nous ont permis de lire que des bilans pour le moins très décevants du point de vue économique et environnemental ont été émis par plusieurs pays européens ainsi que par nos voisins du sud.

Plus près de nous, quelques-unes de nos préoccupations sont le bruit (s.v.p. ne nous dites pas qu'il n'y a aucun bruit rattaché aux éoliennes), le terrible effet stroboscopique, les effets néfastes sur la santé (malgré vos prétentions), la detruction des terres arables, la dégradation de la valeur de nos propriétés, le développement social compromis et que dire de la zizanie créée parmi la population. Aussi, comment accepter qu'un petit groupe de citoyens, nos agriculteurs, s'enrichissent en ''cultivant'' des éoliennes, au détriment de la qualité de vie du reste de la population. Et comment ces mêmes agriculteurs peuvent-ils accepter de contaminer leurs terres qui sont reconnues pour être les plus belles du Québec et cela avec des tonnes de ciment, des risques possibles de fuites d'huile hydraulique et par l'application de phytocide autour des éoliennes?

La démocratie implique que chaque citoyen ait son mot à dire sur les décisions qui le concerne directement. Les citoyens de St-Jacques-le-Mineur ont vu leur pouvoir décisionnel bafoué par leur conseil municipal. Quoique vous en pensiez, les citoyens ont le droit de dire non à un projet qui changera leur vie à tout jamais. Si vous désirez vivre entouré de 22 éoliennes de 120 mètres de haut avec pales et situées à 750 mètres seulement de votre maison, libre à vous. Nous refusons que notre environnement soit changé à tout jamais. Nous refusons de vivre entouré de 22 tours de 30 étages et d'hypothéquer notre futur et celui de nos enfants. Les parcs éoliens ne doivent pas être développer dans les zones habitées et sur les terres agricoles dans le seul but de faire faire un profit maximum à des promoteurs comme Innergex en minimisant leurs coûts de construction.

Que l'on arrête la folie collective de l'éolienne à tout prix, n'importe ou, n'importe comment à l'avantage des promoteurs privés.

En octobre 2007, la Fédération Québecoise des Municipalités annonçait par voie de communiqués les avantages de son Regroupement éolien municipal (REM) mis sur pied en partenariat avec la société Innergex II. La même compagnie qui cherche à établir un parc éolien chez nous sans consultation au préalable de nos citoyens. J'ose espérer que les élus municipaux qui pourraient être intéressés par le développement de projets éoliens communautaires (car c'est là le prochain objectif de la compagnie Innergex II) feront leurs devoirs et qu'il ne feront pas comme nos propres élus de s'embarquer dans un projet éolien s'en avoir lu une ligne sur ce qu'est la filièere éolienne avec ses tenants et ses aboutissants et qu'ils agiront démocratiquement en demandant à leurs citoyens si oui ou non ils désirent le projet chez eux.

Vous mentionnez que les détracteurs voudraient voir toutes les éoliennes installées à la Baie James ou sur la Côte Nord. Pourquoi pas? N'avons-nous pas le droit de dire non à ces développements insensés là ou on veut les implanter. Si la filière éolienne doit se développer au Québec, que cela se fasse dans le respect et le bien-être de la population du Québec. Et dans la préservation de nos richesses collectives. Pas en zone habitée, pas sur nos plus belles terres agricoles (ne ventiez-vous pas dans un précédent article les mesures audacieuses proposées par la Commission sur l'avenir de l'agriculture et de l'agroalimentaire québécois (CAAAQ) pour favoriser une agriculture durable et en santé. Référence votre article intitulé L'agriculture: un projet de société paru le 17 mars 2008).

Deux poids, deux mesures, deux discours. Les citoyens n'en ont qu'un, qu'on les laisse décider démocratiquement de l'avenir de leur communauté. Ils sont les mieux placés pour décider, encore faut-il qu'on les consulte.

Lise Trottier Journault
Comité contre l'implantation du projet éolien du Roussillon à St-Jacques-le-Mineur

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