Le Complexe Dompark, qui compte aujourd’hui 90 locataires, abrite des lofts commerciaux recherchés par les entreprises culturelles, textiles, de technologies de l’information et de la nouvelle économie.
Des centaines d’emplois créés
De Dominion Textile au Complexe Dompark : cent ans d’histoires à raconter !
Le Complexe Dompark a célébré ses 100 ans le 22 novembre dernier. Grâce à la gestion novatrice de Natalie Voland, cette ancienne usine de textile de la rue St-Patrick, transformée en lofts commerciaux, change la donne en matière d’économie locale.
Composé de trois bâtiments classés historiques, le Complexe Dompark raconte à sa manière l’histoire du canal de Lachine, de l’industrialisation et de l’urbanisation de Montréal et du Canada. Ses édifices ont par ailleurs abrité la première syndicalisation au Canada à l’époque où s’activait la jeune Madeleine Parent au sein de l’entreprise manufacturière Dominion Textile.
À leur arrivée au Complexe Dompark, Natalie Voland et son équipe ont arraché tous les plafonds suspendus, restauré les planchers de bois francs, rouvert les fenêtres avec les arches originales, question de protéger et de faire revivre un héritage précieux: «Non seulement, nous respectons l’histoire des lieux, mais elle nous inspire carrément dans les choix de gestion que nous effectuons aujourd’hui», explique Mme Voland.
L’équipe de Natalie Voland, qui s’implique activement au sein de la communauté, notamment avec le Regroupement économique et social du Sud-Ouest (RESO), afin d’encourager le développement de l’employabilité locale.
Le Complexe Dompark, qui compte aujourd’hui 90 locataires, abrite des lofts commerciaux recherchés par les entreprises culturelles, de textiles, de technologies de l’information et de la nouvelle économie.
«Nous avons commencé à reconstruire Dompark, un espace à la fois, en personnalisant les environnements de travail en fonction des besoins exprimés par les clients. Douze ans plus tard, chaque espace représente une véritable démonstration de créativité. Un client qui choisit la Dompark se voit offrir un milieu de vie et une ambiance de travail qu’il désire créer et perpétuer. C’est ce qui nous permet de nous distinguer des autres», explique Mme Voland.
Ambiance branchée
Cet esprit avant-gardiste et personnalisé a plu à Joe Poulin, fondateur et directeur général de Luxury Retreats International, une prestigieuse entreprise de location de villas, reconnue à l’échelle planétaire.
Ce jeune homme d’affaires, qui cumule les succès, a quitté un édifice du centre-ville pour s’installer dans le Sud-Ouest de Montréal. Il a choisi d’investir dans le Complexe Dompark pour créer l’ambiance de travail conviviale qu’il désire offrir à ses employés avec la présence d’un gymnase personnalisé, de cuisines et de lounges branchés ainsi qu’une salle de conférence ronde et totalement vitrée.
«Des 140 employés de cette entreprise, près du tiers ont choisi de s’acheter une propriété aux abords du canal de Lachine. C’est dire l’importance de notre approche», souligne Mme Voland.
Des prix d’excellence
Le Complexe Dompark s’est d’ailleurs distingué en 2006 en obtenant le prix Unio dans la catégorie Action environnementale et économie durable décerné par la Chambre de commerce et d’industrie du Sud-Ouest de Montréal.
Ce concours souligne l'excellence des entreprises des arrondissements du Sud-Ouest et leur offre une occasion unique de faire valoir leurs réussites, leurs efforts et leurs talents auprès du grand public et de la communauté d'affaires.
«Le Complexe Dompark représente un véritable modèle d’entreprise impliquée au sein de sa communauté et démontre, dans tous les aspects de sa gestion, une véritable conscience sociale», avait alors affirmé la directrice de la Chambre de commerce et d'industrie Sud-Ouest, Martine Mimeault.
«Le Complexe Dompark représente un exemple majeur de ce que doit être un projet de développement intégré dans son milieu. Tous les volets du durable y sont présents : revalorisation de bâtiments anciens, création d’emplois durables, participation à la vie de la communauté et à la revitalisation du quartier, protection du patrimoine, etc. C’est un projet exemplaire que nous citons continuellement en exemple», a pour sa part estimé Monique Lemenn du RESO.