Les terres humides disparaîtront-elles de Montréal ? L’organisme Coalition verte croit qu’elles n’existeront plus sur le territoire d’ici une décennie. (Photo: Daniel Marchand)
La Ville dit avoir stoppé l’hémorragie
Loin de souscrire aux affirmations de la Coalition verte qui croit à la disparition des milieux naturels d’ici une dizaine d’année, la Ville de Montréal admet tout de même qu’il reste encore beaucoup de travail à faire pour sauvegarder ses espaces verts.
« C’est faux de prétendre qu’il n’y aura plus de milieux naturels à Montréal dans une décennie, déclare la responsable de l’environnement des parcs et des espaces bleus et verts au comité exécutif de la Ville, Helen Fotopulos. Depuis l’adoption en 2004 de notre politique des milieux naturels, nous avons protégé 400 hectares de terres naturelles. Nous nous approchons de notre objectif. Je sais qu’il reste encore beaucoup de travail à faire, mais maintenant que l’hémorragie est stoppée, on voit l’avenir avec optimiste. »
Entre 1986 et 1994, 50 % des terrains boisés, rivières, marais et terres humides de la métropole ont disparu. Cette quasi-extinction des terres humides à Montréal a eu un impact direct sur la qualité de l’air, de l’eau et sur la biodiversité. Les inondations récurrentes, l’érosion des berges, la présence de polluants dans les cours d’eau et la qualité de l’air découlent de cette problématique.
Depuis deux ans, un peu plus de 2000 hectares montréalais ont été protégés par des décrets du gouvernement québécois. Montréal espère doubler ce chiffre pour ainsi assurer la survie de la biodiversité sur l’île. « On travaille sur des terrains qui ont une certaine valeur écologique. On a identifié les hectares à protéger et on est en pleine négociation avec les propriétaires pour leur faire comprendre l’importance de préserver des terrains dans leur état naturel. On va arriver à notre objectif dans un avenir tangible », mentionne Mme Fotopulos.