Rappelons que le projet du Groupe Mach comporte trois volets. Il s’est associé à l’entreprise Samcon pour construire 854 unités de logement, dont 25% de logements social et communautaire et de 15% à 25% de logements abordables. Le Groupe Mach se réserve la partie centrale à des fins industrielles et commerciales. De son côté, l’Agence métropolitaine de transport prévoit établir un centre d’entretien de son matériel ferroviaire dans la partie nord.
Voies d’accèsAu chapitre des accès, le promoteur prévoit aménager deux entrées au site, l’une via la rue Marc-Cantin et l’autre par la rue de Sébastopol. Afin de permettre aux camions d’accéder à l’entrée par la rue de Sébastopol, il soutient qu’il doit déplacer le parc de la Congrégation.
Lors de la consultation, plusieurs citoyens ont exprimé des inquiétudes face à une augmentation du trafic, particulièrement la circulation lourde qu’entraîneraient les activités industrielles. Ils sont nombreux à s’opposer au déplacement du parc et à l’aménagement de l’entrée par de Sébastopol, estimant que les camions doivent passer par l’accès Marc-Cantin. La commission opine en ce sens et recommande que «dans l’hypothèse où la Ville approuve le présent projet, la mise en place d’une voie d’accès sur le site via la rue Marc-Cantin doit être réalisée en priorité», ajoutant qu’«idéalement, tout le camionnage devrait accéder par la rue Marc-Cantin».
Des participants à la consultation ont d’autre part émis des réserves au sujet des usages que l’arrondissement suggère d’autoriser dans la partie industrielle et commerciale. Il y a «encore beaucoup d’inconnues sur l’usage réel qui sera fait de la partie du site adjacente au complexe résidentiel», note la commission. «Le promoteur demande d’élargir de beaucoup l’éventail des usages permis sur cette partie du site, passant d’un usage quasi unique à une multitude d’usages industriel et commercial dont certains pourraient être générateurs d’un fort volume de camionnage». La commission «considère que les précautions prises par l’arrondissement dans son projet de règlement ne garantissent pas suffisamment une cohabitation harmonieuse des usages industriel et résidentiel, surtout dans l’hypothèse plausible où la circulation des camions aurait été sous-évaluée». Elle recommande que «tant que l’accès par la rue Marc-Cantin n’est pas complété et en opération, l’arrondissement devrait restreindre les activités permises, et ne permettre que celles qui ne nécessitent pas un gros volume de camionnage».
En ce qui concerne le logement, des participants à la consultation ont demandé l’inclusion dans le projet d’une proportion de 40 % de logements sociaux et communautaires. Le promoteur propose d’en inclure 25 %. La Stratégie d’inclusion de logements abordables de la Ville de Montréal incite les promoteurs à en inclure 15 % dans leurs projets. «Le promoteur fait l’effort de presque doubler la proportion», constatent les commissaires, pour qui le taux de 25% «apparaît convenable».
La commission s’attarde également à l’Accord de développement entre la Ville et le propriétaire, le contrat qui les lie concernant certaines obligations dans plusieurs domaines: développement résidentiel et inclusion de logements sociaux et abordables, aménagement des parcs et des places publiques, garantie bancaire, création d’un comité de vigilance qui devra s’assurer du suivi du développement résidentiel, commercial et industriel et de l’application de l’accord, etc. La commission suggère des bonifications, notamment en ce qui concerne le comité de vigilance composé de représentants des promoteurs, du GTR Bâtir son quartier, du RESO et de l’arrondissement. Elle propose d’y inclure des membres issus du Regroupement Information Logement et d’Action-Gardien.
Dans son rapport, la commission invite par ailleurs l’arrondissement à «faire preuve de vigilance et de fermeté dans toutes les étapes de réalisation de l’accord».
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