Entre 2007 et 2008, c’est le Sud-Ouest et Verdun qui ont essuyé les augmentations de loyer les plus importantes sur l’Île de Montréal. Selon la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL), la hausse moyenne des loyers a été de 57$. Cette augmentation faramineuse est disproportionnée par rapport à la moyenne montréalaise qui a cru de 7$. Selon les taux publiés par la Régie du logement en 2008, un logement moyen à Verdun de 538$, chauffé par le propriétaire, aurait pu être augmenté de 7$. Nous doutons que la différence provienne uniquement des hausses de taxes foncières et des réparations exécutées dans les logis.
De 2004 à 2008, les coûts des loyers de trois chambres à coucher ont grimpé de 160$ par mois, ce qui équivaut à une croissance de 28,9%. Sachant qu’en 2007, le taux d’inoccupation de cette catégorie de logement était de 0,1%, il est tout à fait légitime de se demander si certains propriétaires n’en ont pas profité pour se remplir les poches. Seuls les locataires de la zone Hochelaga-Maisonneuve ont été confrontés à des hausses similaires à celles de Verdun avec 53$ d’augmentation par mois. L’embourgeoisement, ou gentrification, qu’entraîne la construction de condos dans Verdun comme dans Hochelaga-Maisonneuve expliquerait en partie la hausse des coûts du marché locatif. Pour paraphraser l’article d’André Noël dans La Presse du 13 décembre dernier, les familles défavorisées finiront-elles par être chassées de leur quartier?
Toujours selon la SCHL, le taux d’inoccupation des logements aurait diminué de 0,6 % sur l’Île-de-Montréal pour se fixer à 2,5%. Avec une baisse de 0,5% pour se chiffrer à 2,3%, le Sud-Ouest et Verdun se classent parmi les zones ayant un taux d’inoccupation parmi les plus bas de l’Île. Plusieurs causes sont évoquées par la SCHL, notamment la forte migration et les perspectives d’emploi favorables. « Nous estimons aussi que les nombreuses conversions en condos qui se pratiquent dans le secteur font des pressions négatives sur le parc de logement locatif. Elles diminuent le bassin de logements disponibles au profit des personnes les plus nanties » dénonce Dolorès Durbau, présidente du CACV.
L’état actuel du marché locatif à verdun et les abus perpétrés par certains propriétaires justifient amplement nos revendications pour un meilleur contrôle des loyers. Les moyens d’assurer un tel contrôle sont réalisables, tant au plan des ressources budgétaires qu’au plan des ressources techniques. « Par exemple, l’obligation pour les propriétaires de remplir la section G du bail et la mise en place d’un registre des baux permettraient de contrer les hausses abusives entre deux locataires. La situation est désastreuse, des solutions sont proposées, mais le seul ingrédient manquant à la recette est la volonté politique du gouvernement Charest et de la ministre Normandeau » déplore Chantal Lamarre, directrice du CACV.<@$p>(Source : CACV)
Les loyers augmentent et la pénurie de logement perdure
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