Deux activités de plantation, une quinzaine de corvées de nettoyage: Pro-Vert Sud-Ouest dresse un bilan positif de la seconde édition de son projet Le canal Lachine prend son envol.
Mené en collaboration avec Parcs Canada, SOVERDI, le comité ZIP Ville-Marie et H2O Aventures, le projet vise à maintenir et accroître le capital végétal en milieu urbain. Il s’agit de créer un habitat pour une diversité d’oiseaux et d’insectes.
Les deux plantations ont été effectuées dans le secteur de la halte LaSalle et à la halte Notre-Dame, près de la rue Irwin. On a mis en terre quelque 130 végétaux, des arbres, des arbustes, des vivaces, indique Ariane Thompson, agente d’embellissement et de propreté chez Pro-Vert Sud-Ouest. Ces végétaux de différentes essences attireront oiseaux et insectes, leur fournissant nourriture et habitat.
Pour Pro-Vert, les deux opérations de plantation ont été l’occasion de combattre la prolifération du roseau commun, une plante vivace poussant en milieux humides. Se reproduisant par les graines et les racines, elle prolifère le long du canal. «En soi, ce n’est pas mauvais pour l’environnement», explique Ariane Thompson. Le problème, c’est qu’elle est très envahissante, précise-t-elle. Cette plante étouffe les autres variétés. Si elle peut fournir un habitat, elle n’offre pas de fruits à la faune ailée, que l’on souhaite attirer. Alors que 2010 a été décrétée Année internationale de la biodiversité par l’ONU, on a profité des plantations pour arracher plusieurs mètres carrés de roseaux communs et les remplacer par des variétés indigènes qui sauront offrir habitat et nourriture.
Corvées de nettoyage
Grâce à la participation de plusieurs bénévoles, 800 kilos de déchets ont été ramassés le long des 14,5 km du canal lors des quinze corvées de nettoyage effectuées à pied et en canot.
Certains secteurs, dont l’îlot Charlevoix, ont bénéficié de plus d’une visite. «C’est un lieu très fréquenté», signale Ariane Thompson. Les gens aiment s’arrêter à cet endroit pour y casser la croûte. Ratissant les berges deux fois en rabaska et deux fois à pied, les bénévoles ont cueilli quantité de bouteilles et d’emballages alimentaires.
L’an passé, 400 kilos de déchets avaient été ramassés lors de douze corvées de nettoyage.
Ateliers de réparation de vélo
Par ailleurs, nouveauté cette année: l’embauche d’une agente de mobilisation pour le transport durable a permis à Pro-Vert Sud-Ouest d’offrir dans le cadre du projet des ateliers d’entretien et de réparation de vélo. Plus de 160 cyclistes ont profité des ateliers animés en juillet et août dans le wagon de queue stationné en bordure du canal, près de l’avenue Dollard. «Quand on parle d’améliorer l’environnement, il faut aussi tenir compte du transport actif», souligne Ariane Thompson.





