Entièrement réalisée par les élèves d'une classe de français de 5e secondaire de l'école Honoré-Mercier, la bande dessinée Bios-Dessinées vient d’été lancée officiellement à la maison de la culture Marie-Uguay.
Vingt-deux adolescents ont pris part à ce projet de médiation culturelle mené par la maison de la culture, la bibliothèque Marie-Uguay et l'école.
Ceux qui ont mis les pieds à la maison de la culture en avril ont déjà pu admirer les planches, qui ont fait l’objet d’une exposition, a souligné l’agent culturel Martin Philippe Côté.
Ce lancement constituait un grand moment pour les élèves. «Vous êtes reconnus comme de jeunes auteurs, de vrais auteurs qui font partie du catalogue de la Ville de Montréal», leur a annoncé Chantal Beaulieu, responsable de la bibliothèque Marie-Uguay, ajoutant que l’ouvrage a aussi été déposé à la Bibliothèque et Archives nationales du Québec.
L’enseignante Fouzia Sahrane a coordonné le projet, qui a aussi bénéficié de la collaboration de la bédéiste Zviane.
Voyant dans cette idée de BD un moyen original de permettre à des élèves éprouvant des difficultés en français d’améliorer leurs connaissances, Mme Sahrane a tout de suite accepté la proposition de Martin Philippe Côté. «C’est ce que je cherchais pour les motiver», dit-elle.
Les auteurs se sont totalement investis dans ce travail de création. Ils ont tout fait, texte et dessins. «Ils ont travaillé d’une façon acharnée, salue l’enseignante. Ils sont partis de zéro. C’était la feuille blanche au départ.»
L’œuvre a un caractère autobiographique. Les auteurs nous racontent en images et en mots un moment de leur vie. «Je voulais quelque chose qui parle d’eux, d’autobiographique, pas un texte dénudé», explique Fouzia Sahrane.
Le projet a fait mouche auprès des élèves. «Le secret réside dans la motivation, souligne l’enseignante. Ils savaient dès le départ qu’il donnerait lieu à la création d’un album.»
La réalisation de cette BD a permis aux jeunes «de se réconcilier avec cette matière, avec la langue», constate avec satisfaction Fouzia Sahrane, notant au passage que les adolescents «ont laissé des traces, et que ça va les suivre toute leur vie». Une observation partagée par le maire de l’arrondissement, Benoit Dorais, présent au lancement de l’album. «Vous allez être contents de montrer aux gens ce que vous avez fait et ce qu’il est possible de faire», leur a-t-il dit.





