Après plus de 100 jours de grève, les étudiants du Québec sont toujours debout à revendiquer une meilleure accessibilité aux études supérieures et, par le fait même, une société plus juste, égalitaire et solidaire. Or, avec l’adoption de la loi 78, loi qui est venue brimer les libertés individuelles et collectives au nom d’une certaine sécurité, le conflit étudiant a pris une tournure davantage populaire: les manifestations des casseroles.
Partout dans le quartier, depuis plusieurs soirs consécutifs, les citoyens sortent armés de leur casserole pour faire du bruit. Du bruit pour appuyer le mouvement étudiant, pour s’opposer à la loi 78, à la loi contre le port du masque. Bref, c’est le son du ras-le-bol!
La décentralisation dans les quartiers est la démonstration tangible du désir des gens de se réapproprier le politique en prenant la rue. À cet égard, Québec solidaire et son association de Saint-Henri–Sainte-Anne affirme que la loi 78 ne respecte pas les droits à la liberté d'expression, à l’association et à la manifestation inscrit dans la Charte québécoise des droits et libertés de la personne. De plus, cette loi démontre l’inefficacité voire l’échec du gouvernement à négocier avec la jeunesse.
Cette tournure autoritaire du gouvernement libéral ne passe pas auprès de la population ni auprès de l’association de Québec solidaire Saint-Henri–Sainte-Anne. Québec solidaire encourage la population à manifester pacifiquement et massivement afin de contester la loi 78 et d’appuyer le mouvement étudiant qui porte à bout de bras une lutte sociale sans précédent au Québec depuis les années 1970.
Émilie Beauchesne Porte-parole femme Québec solidaire Saint-Henri–Sainte-Anne



