HALIFAX - Le premier ministre de Nouvelle-Écosse, Darrell Dexter, a affirmé mardi qu'il écrirait à Michael Ignatieff pour exprimer son mécontentement face à la position du Parti libéral du Canada sur le programme national de construction navale.
Des médias ont rapporté récemment que des porte-parole libéraux au Québec avaient promis qu'un éventuel gouvernement libéral repousserait une date-butoir qui oblige les Chantiers Davie, de Lévis, à prouver sa solvabilité. Il s'agit d'une condition pour participer aux appels d'offres du programme national de construction navale, qui représente des investissements totaux de 35 milliards $ pour de nouvelles frégates et de nouveaux navires de la garde côtière.
Chantiers Davie est en concurrence avec trois autres entreprises, dont un chantier naval appartenant à la pétrolière Irving, basé à Halifax.
Darrell Dexter a plaidé mardi que le processus d'appel d'offres devait aller de l'avant comme prévu, sans interférence politique.
Selon le premier ministre Dexter, Michael Ignatieff devrait comprendre que la promesse de son parti de reporter la date-butoir du 18 mai au 7 juillet est inacceptable aux yeux des Néo-Écossais.
Le chef libéral provincial de la Nouvelle-Écosse, Stephen MacNeil, a soutenu que M. Dexter voulait faire de la petite politique. Selon lui, la date limite a de toute façon été repoussée au 7 juillet à cause des élections fédérales.
M. McNeil a indiqué que le caucus libéral et la société Irving s'étaient rencontrés la semaine dernière, cette dernière indiquant qu'elle travaillait maintenant en vue d'une date limite fixée au 7 juillet prochain.
Par ailleurs, l'entreprise qui exploite le plus grand chantier naval de Terre-Neuve-et-Labrador a expliqué mardi qu'elle avait dû se retirer du processus d'appel d'offres parce qu'elle manquait d'experts pour préparer les soumissions.
Kent Grisham, porte-parole du chantier Kiewit Offshore Services, à Marytown, a indiqué que l'entreprise américaine avait d'autres projets importants dans sa mire et dans son carnet de commandes.
«Nous n'allions pas être capables de réunir l'équipe nécessaire pour gérer ces offres», a-t-il expliqué dans une entrevue. «Pour cette raison, nous devions nous retirer.»



