À peine une semaine avant le déclenchement des élections, Sophie Stanké ne se doutait pas qu'elle ferait campagne pour le Parti québécois dans Saint-Henri¬–Sainte-Anne. Mais avec le désistement d'Anne-Marie d’Amours, la voilà qui brigue les suffrages dans la circonscription.
Le PQ la savait intéressée à faire le saut en politique. «C'est le directeur général du parti qui est venu me chercher», explique-t-elle. Mais dans quelle circonscription elle allait se présenter, ça c'était la grande inconnue? La porte s'est ouverte du côté de Saint-Henri¬–Sainte-Anne. Ce qui l'emballe visiblement.
«C'est un comté plein d'espoir, qui a une fierté. Tout est possible», lance avec enthousiasme Sophie Stanké. Le secteur est grouillant au plan de la culture et de l'entrepreneurship. Elle y voit des enjeux sociaux stimulants.
Journaliste, animatrice, entrepreneure, comédienne et gestionnaire, Sophie Stanké, détient notamment un certificat en sciences politiques. Elle a été membre du conseil d'administration de l'Union des artistes au moment où Pierre Curzi en était le président. Elle a été membre de la commission du doublage de l’UDA. «Je me suis toujours engagée pendant ma pratique d'artiste», dit-elle.
La candidate sait que rien n'est gagné dans la circonscription. Le PQ n'a pas fait élire un député dans le secteur depuis plus de 30 ans. Ça remonte à Jacques Couture, qui a siégé à l'Assemblée nationale de 1976 à 1981. «Pour moi, c'est un défi. C'est possible», affirme Sophie Stanké qui dit sentir «une volonté de changement». «La lutte sera difficile, serrée, mais c'est prenable.»
Grandes priorités
Les dossiers qui retiendront son attention durant la campagne? Celui, naturellement, de l'échangeur Turcot.
Elle déplore dans ce dossier «une non écoute au niveau des citoyens» de la part du gouvernement. «On a privilégié les voitures et le béton au lieu des humains», estime-t-elle. Bien que les travaux soient enclenchés, à son avis il ne serait pas trop pour apporter des changements. «Je veux consulter les gens», dit-elle.
Se montrant très critique face au gouvernement sur cette question, Sophie Stanké évoque également la santé des aînés au nombre des priorités. Un gouvernement du Parti québécois, explique-t-elle, favoriserait leur maintien à domicile le plus longtemps possible notamment grâce à la création d'un fonds qui permettrait d'appuyer financièrement les proches aidants «C'est une piste de solution», indique la candidate. «C'est réalisable.»
En ce qui concerne le décrochage scolaire, Sophie Stanké travaillerait pour qu'il y ait plus de spécialistes dans les écoles – psychologues, ergothérapeute, orthophonistes, etc. –, des ressources qui contribueraient à détecter de manière précoce les jeunes à risque, mentionne-t-elle.
Dans le Sud-Ouest, la question du logement s'avère un incontournable. Insistant sur le besoin de logements sociaux – «c'est un enjeu important», dit-elle –, Sophie Stanké juge de manière positive la politique d'inclusion que l'arrondissement du Sud-Ouest a adoptée à ce sujet. «Nous sommes complètement sur la même longueur d'ondes, dit-elle. L'arrondissement à la même préoccupation que moi.»
Par ailleurs, la candidate s'enflamme en évoquant le dossier de la sécurité alimentaire, bien consciente que la circonscription compte des poches de pauvreté. «C'est inadmissible, tonne-t-elle. Je ne veux pas que les gens aient faim.» Pour lutter, il est primordial à ses yeux de soutenir l'action du milieu communautaire. «Il faut s'assurer que tous nos organismes aient les ressources», dit-elle.





