Le dossier du pont Champlain s’est imposé comme un enjeu électoral dans la région de Montréal. Le 8 avril, en conférence de presse, le candidat du Bloc québécois dans Jeanne–Le Ber, Thierry St-Cyr, a une fois de plus critiqué la position des conservateurs sur cette question, et réclamé la construction d’un nouveau pont.
Accompagné de collègues candidats du Bloc et de députés du Parti québécois, M. St-Cyr n’a pas ménagé la troupe de Stephen Harper en soutenant que les conservateurs «ont fait courir des risques inacceptables à la population en tentant de minimiser l’urgence de réaliser des travaux majeurs au pont Champlain».
Il leur a reproché de se conter d’investir 158 millions pour effectuer des réparations. «Il s’agit d’un montant dérisoire pour une infrastructure de cette envergure se trouvant dans un tel état», a-t-il soutenu. M. St-Cyr en fait un enjeu de sécurité et de développement économique pour la région.
Pour le Bloc, le prochain gouvernement à Ottawa devra entreprendre immédiatement la construction d’un nouveau pont. Tout comme la coalition Champlain en chantier: 2000 quand?, Thierry St-Cyr estime que le gouvernement devra trancher avant la fin du mois de juin et enclencher le processus, de concert avec les élus et les autres intervenants. La coalition, qui est appuyée notamment par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, la Communauté métropolitaine de Montréal et l'Union des municipalités du Québec, a demandé au gouvernement la mise en œuvre d'un bureau de projet d'ici la fin du mois de juin au plus tard. Rappelons que se son côté, Michael Ignatieff a déclaré qu’un gouvernement libéral élu le 2 mai s’attellerait à la construction d’un nouveau pont dès le début de son mandat. (A.D.)




