Le 29 mars, venu faire campagne dans Jeanne-Le Ber aux côtés de Thierry St-Cyr, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a vanté les vertus du modèle québécois en ce qui concerne l’intégration des immigrants. Un Québec qui, a-t-il dit, devrait avoir plus de pouvoirs dans ce domaine.
Les Québécois «ont choisi leur propre modèle d'intégration, différent de celui du Canada», a-t-il précisé. «Certains aspects, comme la politique d'accueil des réfugiés et des demandeurs d'asile demeurent l'apanage des pays souverains. Mais nous croyons que, pour le reste, il est possible et souhaitable que le Québec ait plus de pouvoirs en matière d'immigration. C'est le cas de la réunification familiale, où l'exemple d'Haïti illustre les ratés du système fédéral et de la double juridiction. Pour bien des familles québécoises d'origine haïtienne, la réunification familiale a été un cauchemar, un fiasco bureaucratique.»
«Le pays que nous voulons bâtir, c'est un pays pour tous les Québécois, sans exception. D'ici là, nous avons le devoir comme société d'accueillir avec humanité les gens qui viennent nous rejoindre», a déclaré M. Duceppe, qui s’est par ailleurs dit «préoccupé par la volonté du gouvernement Harper de réduire le nombre des réfugiés qu'il est prêt à accepter».
Gilles Duceppe a d’autre part louangé le travail du député sortant dans le dossier de l’immigration. «Nous avons par exemple réussi à faire adopter la section d'appel des réfugiés, un mécanisme essentiel pour assurer un minimum de justice. Cette victoire n'aurait pas été possible sans le travail acharné de notre député, Thierry St-Cyr». Il a ajouté que c'est aussi grâce à M. St-Cyr «que le Bloc québécois a obtenu qu'une clause Québec soit insérée dans la loi encadrant les consultants en immigration, qui doivent être en mesure d'offrir des services en français». (A.D.)




