Malgré le temps maussade, 45 résidants ont participé à une l’assemblée publique du 19 mars où ont été traitées les questions des nuisances liées au camionnage dans les rues résidentielles du quartier. La réunion a aussi été l’occasion de faire le point sur les problématiques au sud de la rue Wellington, de discuter des solutions et des moyens de pression pour inciter les pouvoirs publics et les entreprises concernés à agir dans le respect des citoyens et de leur qualité de vie.
Emphase sur le camionnageLa reprise des activités dans les anciens ateliers du CN entraîne depuis quelques mois une intensification de la circulation de poids lourds dans le sud-est du quartier. Les camions empruntent principalement les rues Sainte-Madeleine, Congrégation, parfois la rue Bourgeoys. Selon Action-Gardien, il est à prévoir que la situation va s’aggraver, compte tenu du développement à venir des activités industrielles et de la construction résidentielle dans le secteur.
Des citoyens exaspérés ont d’ailleurs fait part des nuisances qu’ils subissent: bruit des moteurs et du rebondissement des charges sur une chaussée détériorée, vibration, vitesse, accidents. Pour cesser ces désagréments, le propriétaire des ateliers propose de faire passer les camions par le parc de la Congrégation, puis le long de la rue de Sébastopol, une solution jugée inacceptable par les résidents présents à l’assemblée. «En plus de sacrifier un parc dans un quartier où le ratio d’espaces verts est déjà nettement insuffisant, elle augmenterait la quantité de camions sur la rue Wellington et ne ferait que déplacer le problème», explique la porte-parole d’Action-Gardien, Karine Triollet. «Il est irresponsable et irrespectueux de développer les terrains du CN sans planifier de nouveaux accès véhiculaires, éloignés des zones résidentielles», renchérit-elle.
Les participants souhaitent plutôt l’utilisation de l’accès à l’arrière des terrains du CN, par la rue Marc-Cantin où des passages à niveau pourraient être utilisés avec l’installation de guérites. «Cette solution doit s’accompagner d’autres mesures concrètes dans l’ensemble du quartier pour améliorer le transport en commun et favoriser le transport actif, comme de réduire la place de l’automobile et imposer de réelles mesures d’apaisement de la circulation», estime Mme Triollet.
Ces demandes seront d'ailleurs transmises lors du prochain Conseil d’Arrondissement, le 1er avril: «Les citoyens s’attendent à plus de vision et à une meilleure planification quant à l’ensemble des problèmes de transport et de circulation. Ces questions sont indissociables de toute proposition de développement pour le quartier», indique la porte-parole.






