En effet, ce qui a débuté en 2008 par un événement d’une journée ayant accueilli environ 500 personnes s’étirera, cette année, sur quatre jours, du 14 au 17 juin, incluant une nuit de camping urbain sur les rives du canal de Lachine, le samedi soir.
L’une des raisons du succès de l’événement, selon l’un des organisateurs de l’événement, Carl Comeau, est certainement la façon «organique» dont le festival s’est développé.
«Les trois premières années, nous étions totalement autofinancés, ce qui nous a permis d’aller à notre rythme», affirme M.Comeau qui est également président de Hyperbole Music et qui a fondé le festival avec Matt Large, de Hello Darlin’ Productions. «Nous ne sommes pas allés mettre 50 000$ sur un seul artiste de renom et risquer de tout perdre si, par exemple, la température faisait des siennes ou si tout autre problème survenait, tuant du même coup le festival avant qu’il naisse.»
Selon Comeau, un autre élément expliquant le succès du Festival folk sur le canal est certainement l’effervescence des scènes folk et bluegrass de Montréal, qui ont répondu à l’appel des organisateurs pour «aider à bâtir le festival» avec eux; sans oublier le public, qui est également responsable de la survie et du succès de l’événement.
«Le monde des festivals est difficile : nous sommes tous saturés d’informations, il y a des centaines de choix d’activités à faire l’été à Montréal et nous ne disposons pas des budgets de marketing de certains gros producteurs, explique-t-il. C’est pourquoi il est important de bâtir une certaine communauté, des gens qui s’approprient le festival, se servent du bouche à oreille pour le faire connaître et qui ont également à cœur le quartier, la culture et la relève.»







