L’organisme, qui s’est également donné un nouveau logo, invite les amateurs d’histoire à visiter le www.shpsc.org.
On a pu aller de l’avant avec la refonte du site grâce au don reçu en 2009 dans le cadre de la Soirée Solidarité du Carrefour d’éducation populaire, explique la présidente de la SHPSC, Gisèle Turgeon-Barry. Organisé depuis plusieurs années, cet événement-bénéfice permet de recueillir des fonds qui sont remis à un organisme du quartier pour la réalisation d’un projet, a rappelé l’ex-présidente du Carrefour d’éducation populaire, Pauline Boivin, présente au lancement du site web.
L’histoire en ligne
La somme a été utilisée à bon escient par la SHPSC, qui travaille depuis treize ans à mettre en valeur et à protéger les ressources ayant trait au patrimoine et à l’histoire de Pointe-Saint-Charles.
Le site permet d’en apprendre davantage sur le passé du quartier, qui fut le lieu de la première occupation européenne de l’île de Montréal. Il est également riche en informations sur les activités et les réalisations de la société.
On y trouve une galerie d’images, des expositions en ligne, des diaporamas. Il propose également une nouveauté très intéressante: un coin des jeunes. «J’y tenais beaucoup», confie Gisèle Turgeon-Barry. Présence des Amérindiens, des Irlandais, ferme des Sulpiciens, canal de Lachine, églises, les enfants peuvent découvrir l’histoire de Pointe-Saint-Charles par le biais de dix sections abordant autant de thèmes.
Le site est beaucoup plus convivial pour les administrateurs de la société, qui peuvent régulièrement y ajouter de nouveaux documents. «On y retrouve davantage de matériel», explique Mme Turgeon-Barry. «Nous sommes en mesure d’ajouter tous les documents que l’on veut.»
À surveiller
Le site devrait s’enrichir d’éléments intéressants au cours des mois qui viennent. Devraient s’y ajouter des dossiers sur le sulpicien Jacques Le Maistre et la peintre Emily Coonan.
Emily Coonan (1885-1971) est née dans Pointe-Saint-Charles, où elle a vécu presque toute sa vie. «Nous avons découvert récemment cette peintre extraordinaire», indique Mme Turgeon-Barry. «Quatre de ses tableaux sont exposés à la National Gallery (Musée des beaux-arts du Canada). Ça donne une idée du calibre.»
On devrait également souligner le 350e anniversaire de la mort du sulpicien Jacques Le Maistre. En août 1661, le père Le Maistre s'écartait d'un groupe de travailleurs à la ferme Saint-Gabriel quand des Iroquois l'ont surpris en train de réciter son bréviaire. Il a essayé de s'interposer entre les Iroquois et les ouvriers, mais il a été tué par un coup d’arquebuse.





