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Des hockeyeurs en pension, une expérience enrichissante

Alexandre Gauthier par Alexandre Gauthier
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Article mis en ligne le 19 novembre 2008 à 15:49
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(Photo: Martin Chamberland)">Des hockeyeurs en pension, une expérience enrichissante
Dmitri Kostromitin a compté son premier but dans la LHMJQ samedi à Gatineau. (Photo: Martin Chamberland)
Des hockeyeurs en pension, une expérience enrichissante
Qu'ont en commun Matt Fillier, Taylor MacDougall et Dmitri Kostromitin? Ce sont tous des joueurs du Junior de Montréal qui vivent en pension ensemble. Une expérience qui peut s'avérer fort enrichissante pour ces jeunes adultes.
«Lorsque Dmitri a compté son premier but de la saison, samedi dernier à Gatineau, il m'a appelé pour me demander si je l'avais vu», raconte Sonya Leduc, qui héberge les trois joueurs à sa résidence de Châteauguay.

«J'étais content d'avoir enfin marqué et j'ai voulu partager ma joie avec Sonya, car elle s'intéresse à nous», précise le grand défenseur russe du Junior, qui a passé les 14 premiers matchs de la saison hors de l'alignement, parce que son équipe en Russie refusait de le libérer. Il avait hâte de jouer une vraie partie, pas seulement de participer aux entraînements.
Choix des pensions
«On a placé Dima, comme on l'appelle dans l'équipe, dans la même pension que Matt Fillier et Taylor MacDougall, explique Valérie Clément, directrice des communications du Junior de Montréal. D'abord, pour lui faciliter la vie de tous les jours en parlant avec des coéquipiers anglophones, puis pour mieux l'intégrer dans l'équipe, dont Matt est le capitaine.» À la pension, Dima s'est retrouvé à remplacer un joueur qui a été retranché lors du camp pré-saison.

Mme Clément souligne que l'équipe a fait pareil avec l'Allemand Toni Ritter, qui habite chez le défenseur Vincent Bourgeois à Rosemère, car celui-ci parle la langue du nouveau joueur du Junior.
Comme une famille
Mère de deux enfants qui ont quitté le nid familial, Sonya Leduc estime que la présence de hockeyeurs dans sa maison complète bien sa vie. «Je le fais par passion et par amour pour les jeunes», affirme celle qui a auparavant logé des joueurs midget AAA des Patriotes de Châteauguay durant trois ans. Mais en raison des fréquents déplacements pour transporter ces jeunes, elle a préféré faire affaire avec le Junior, dont certains joueurs possèdent leurs permis de conduire et/ou véhicules.

Elle ajoute que des joueurs qu'elle héberge se confient parfois à elle et à son mari, qui est souvent en voyage car c'est un agent de joueurs, et qu'ils les aident et guident, mais sans prendre la place de leurs parents, car ils ont déjà des enfants.

«Ils sont souvent loin de leurs familles et ont besoin de parler ou faire des activités, raconte Mme Leduc. Moi, je les aime comme mes enfants, alors ils ont les mêmes avantages et inconvénients qu'eux. Ils font partie de la famille et sont les bienvenus dans nos sorties.»
Un souper important
Rencontrée avant le match de dimanche à l'Auditorium de Verdun, car elle assiste à tous les matchs locaux du Junior, Sonya Leduc explique que chaque joueur a sa propre chambre et salle de bain. «Je leur montre à être autonome. Par exemple, ils font leur lavage eux-mêmes.»

Comme Dmitri Kostromitin n'a pas joué en début de saison, c'est maintenant au tour de Taylor MacDougall d'être sur la touche en raison d'une blessure subie durant le match où Dmitri a marqué. Pour garder le moral et apprendre à les connaître, Mme Leduc tient à ce qu'ils mangent tous ensemble au souper, afin de discuter, soit de la partie, soit de leurs familles. De plus, elle insiste pour qu'ils fréquentent la salle familiale au lieu de rester seuls.

Quand ils sont ensemble, les trois joueurs vont parfois au cinéma, affirme Dima. Mais attention, ils doivent respecter le couvre-feu de l'organisation même en pension. Leurs amis peuvent leur rendent visite, tout comme leurs familles. «Une mère de l'un d'eux a passé deux fins de semaine ici depuis le début de la saison», donne en exemple Sonya Leduc, qui héberge aussi des joueurs professionnels durant l'été.

«Héberger des jeunes pour leur bien-être est tellement enrichissant. Ça m'a permis de développer de bons rapports avec eux au fil du temps. Certains donnent des nouvelles par téléphone ou viennent me voir. Pour moi, ça n'a pas de prix», conclut-elle.

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