Le jeune auteur-compositeur-interprète montréalais en émergence – qui, par sa famille, chevauche confortablement les cultures francophone et anglophone –, déjà promis à une belle carrière, a lancé son deuxième album, Speak Your Mind, à l’automne 2008. Cet album a reçu un très bel accueil, a valu à Ian deux nominations au Gala de l’ADISQ 2009 et surtout, lui a permis de se faire connaître d’un océan à l’autre en présentant des spectacles un peu partout au Canada.
Avec sa voix unique, Ian Kelly a su imposer rapidement son sens inné de la mélodie. Sans détour, avec sensibilité et intelligence, ses chansons reflètent les préoccupations d'un jeune de 30 ans: environnement, guerre, amour. Avec ses arrangements musicaux peaufinés, il donne de nouvelles couleurs au folk, un genre auquel il est identifié.
Dans la musique depuis l’adolescence
Durant son adolescence, la musique a toujours résonné dans le sous-sol familial. C’est ainsi qu’Ian Kelly a vécu ses premiers coups de cœur musicaux. Il a joué dans différents groupes, d'abord à la batterie, pour ensuite apprendre d'autres instruments, notamment la guitare, afin de créer son propre univers. «Quand on n'a pas d'argent pour s'acheter des albums, on se fait sa propre musique, dit-il, comme ça, on est sûr d'en aimer les résultats».
Ian a aussi travaillé sur des projets instrumentaux. Il a appris les rudiments de la technique audio, de l'informatique et des environnements de création numérique. Ce qui lui a permis de mettre en place les outils nécessaires à l'enregistrement de sa musique à lui, qui a mené, en 2005, à la parution d'un premier album solo, Ian Kelly's Insecurity.
«Pour Insecurity, raconte Ian, j'ai emprunté des sous à ma mère et j'ai acheté un ordinateur et un bon micro. Compte tenu des moyens modestes que j'avais, je suis particulièrement fier de la qualité sonore de ce premier album. La pièce où j'enregistrais n'était pas idéale, si bien que sur le CD on peut entendre un autobus passer et même les gens avec qui j'habitais qui parlent ou qui écoutent la télévision dans le salon!», ajoute Ian.
Comme le temps passe et comme le succès rend productif! En ce début de 2011, Ian Kelly a pratiquement terminé l’enregistrement de son troisième disque qu’il espère lancer en mai.
En attendant, le jeune auteur-compositeur-interprète de talent nous donne rendez-vous dans la petite salle intime du Théâtre du Grand Sault, le 10 février prochain. Ian Kelly présentera les chansons de ses deux albums en formule trio, bien appuyé par ses deux musiciens, Jon Day et Mark Nelson. «J’aime la proximité, l’intimité, l’interaction avec le public», conclut Ian. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il sera assurément bien servi au Centre Henri-Lemieux!






