TORONTO - Le premier ministre de l'Ontario, Dalton McGuinty, rejette les appels de l'Opposition en faveur d'une enquête indépendante sur les décès liés à la bactérie C. difficile dans certains hôpitaux de la province.
La porte-parole du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario en matière de santé a fait valoir que la bactérie C. difficile avait tué plus de 500 personnes dans 22 des 157 hôpitaux de la province, et a déploré que les libéraux refusent d'agir pour déterminer l'étendue du problème.
Elizabeth Witmer soutient que les libéraux ne veulent peut-être pas que soit dévoilée la véritable source du problème. Elle note que les libéraux avaient exigé une enquête sur l'épidémie de SRAS, qui avait tué 44 personnes, et soutenu une enquête fédérale sur la crise de la listériose, qui serait responsable de la mort de 18 personnes au pays.
Mais M. McGuinty a affirmé mercredi que les hôpitaux savent désormais comment se prémunir contre la bactérie C. difficile, et que des experts de la santé estiment qu'une enquête ne leur apprendrait rien de plus.
Le premier ministre de l'Ontario a aussi souligné que tous les hôpitaux de la province seront obligés à partir de la fin du mois de signaler les cas de C. difficile. Mme Witmer a rétorqué que cela ne permettrait pas de connaître l'origine du problème.
Les conservateurs ont aussi fait valoir que le gouvernement libéral aurait pu prévenir plusieurs décès en Ontario s'il avait suivi l'exemple du Québec et ordonné un tel signalement il y a plusieurs années quand les premiers cas sont survenus à Peterborough.
Les néo-démocrates, quant à eux, ont dit souhaiter que l'ombudsman de l'Ontario puisse enquêter sur les plaintes des familles qui ont perdu des proches à cause de la bactérie C. difficile.
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