Louis Bernier, récipiendaire du titre d’officiel de l’année, a reçu sa plaque honorifique des mains de Manon Gagnon, coordonnatrice aux relations publiques de RDS, et Claude Fleurent, membre du comité organisateur de la Soirée des Lauréats Montréalais.
Le titre d’officiel par excellence décerné à Louis Bernier
Soirée des Lauréats Montréalais
Grand moment d’émotion, le 7 novembre, pour Louis Bernier. Finaliste dans la catégorie Officiel par excellence, il est reparti avec le titre au terme de la Soirée des Lauréats Montréalais organisée par la Commission sportive Montréal Concordia.
Louis Bernier n’en est pas à ses premiers honneurs. Il a reçu deux années consécutives le titre d’arbitre par excellence décerné par Judo Québec. Mais ce prix revêt pour lui un caractère particulier. «Ce prix est intéressant, dit-il, car il est remis à un arbitre tous sports confondus.»
Celui qui a commencé à pratiquer le judo à l’âge de 5 ans était finaliste en compagnie des officiels Benoit Tassé (natation) et Daniel Martin (patinage de vitesse).
Le prix vient couronner une année 2008 bien remplie pour Louis Bernier, directeur technique de Judo Monde et membre du comité d’arbitrage de l’Association régionale de judo de Montréal. «La dernière année a été une année très fructueuse, explique-t-il. J’ai passé mon grade international au Nicaragua.»
Ce grade lui permet d’agir désormais comme arbitre dans le cadre de tous les tournois présentés dans les Amériques, à l’exception des Olympiques, des championnats du monde et des Jeux panaméricains.
C’est en avril dernier que Louis Bernier s’est rendu à Managua pour tenter de décrocher ce grade. Choc culturel, procédure différente pour les épreuves, encadrement minimal: «pas une expérience facile», résume M. Bernier.
L’évaluation assurée par la Fédération panaméricaine de judo a été serrée. «Lors du premier combat, j’avais une décision difficile à rendre, et je l’ai rendue», relate Louis Bernier. Les évaluateurs ont regardé la reprise vidéo pendant cinq minutes avant de reconnaître que sa décision avait été la bonne. «C’était sérieux. Ils ne nous laissaient pas beaucoup de chances.»
Louis Bernier, 30 ans, est arbitre en judo depuis l’âge de 16 ans. «J’ai arrêté de faire de la compétition pour faire de l’arbitrage, explique-t-il. Je suis tombé en amour avec ça.» Il peut ainsi être aux premières loges pour apprécier la beauté de cette discipline. «Il n’y a pas de meilleure place pour voir du judo de qualité», soutient-il.
Le lauréat est associé depuis vingt-cinq ans au club du complexe Gadbois. «J’ai toujours été affilié à Judo Monde», mentionne celui qui enseigne ce sport aussi bien aux adultes qu’aux enfants.
Louis Bernier vise maintenant le grade continental d’ici deux ans. Il pourrait alors tout arbitrer sauf les compétitions olympiques et les championnats du monde.
Puis d’ici cinq ans, il compte bien obtenir le grade ultime qui lui ouvrirait la porte pour les Olympiques. Il a tout calculé. Un officiel ne peut arbitrer plus d’une fois aux Olympiques. Et 55 ans est l’âge limite pour le faire. Un grade international à 35 ans lui donnerait donc un horizon de 20 ans, soit la possibilité de se tailler une place sur l’équipe d’officiels pour l’une ou l’autre des cinq éditions des Jeux qui se tiendront durant cette période. Un objectif que Louis Bernier compte bien atteindre. «Il y en a qui rêvent de faire les Olympiques comme athlète. Moi, c’est en tant qu’arbitre.»