Il était temps!
Les Américains ont choisi. Dans quelques mois, Barak Obama occupera les fonctions de président des États-Unis d'Amérique.
Les Américains reviennent de loin. Ils ont cru en George Bush et à ses principaux collaborateurs, lorsqu'il a décidé d'envahir l'Irak et ils l'ont même réélu, à l'automne 2004. C'était à n'y rien comprendre.
Heureusement, ils ont fini par s'ouvrir les yeux. Ils ne se sont pas contentés de se débarrasser des républicains; ils ont élu un Noir, à la tête de leur pays. Ils ont fait le grand ménage, dans le mensonge et les préjugés. Et le monde entier s'en réjouit.
Au Canada aussi, l'élection de M. Obama fait l'unanimité. Pour une fois, les souverainistes comme les fédéralistes, sont d'accord. Les gens de la gauche, comme ceux de la droite ont aussi trouvé un dénominateur commun. Même les différences de vues entre les divers groupes d'âge ont été aplanis.
Tous se rallient derrière un grand leader qui a une vision, un rêve, pour son pays. Peut-être qu'il faudrait un Obama canadien pour créer la même unanimité, chez nous...
Et c'est probablement au Québec que le nouveau président recueille ses appuis les plus forts, à l'intérieur du Canada. Cela est bien encourageant; cela prouve que tous les Québécois sont capables de placer le bien commun au-dessus des allégeances partisanes. Obama et les démocrates n'ont pas cherché à exacerber les différences régionales, les disparités entre les groupes sociaux et les gens de diverses origines ethniques. Ils ont voulu réunir les citoyens, dans un même objectif, ils ont mis de l'avant des solutions profitables à l'ensemble des résidants de leur grand pays.
Au-delà des « guéguerres » idéologiques, il y a les besoins des citoyens. Il y a aussi l'importance de comprendre et de soutenir les autres peuples de la terre. Il y a, surtout, la recherche de la collaboration, de l'entraide, de la paix. Le nouveau président américain croit en ces valeurs et les gens du monde entier ont applaudi à son élection.
Ce n'est pas uniquement pour faire vendre des copies que tous les grands journaux du monde ont fait leurs manchettes avec la montée de ce leader dans l'opinion publique américaine. Ce n'est pas un hasard, si au lendemain du scrutin, on a publié des éditions spéciales, des cahiers entiers sur ce qui venait de se passer aux États-Unis. C'est parce que des journalistes, des éditeurs, des chroniqueurs, à l'échelle internationale, ont cru aux changements qu'incarne Barak Obama.
Le « change » d'Obama aura, j'en suis convaincu, des répercussions sur les relations entre les pays. Il n'hésitera pas, en dépit des pressions de certains des alliés de son pays, à aller rencontrer les dirigeants de tous les peuples et amorcer un dialogue avec eux. Et tout cela est très prometteur, pour la paix dans le monde.
Il me reste cependant une grande crainte. Les faucons, les vendeurs d'armes, les tyrans, accepteront-ils de laisser un tel leader prendre la direction du plus puissant pays du monde? D'autres, avant lui, ont tombé sous des balles et, chez nos voisins, on peut trouver des armes à tous les coins de rue. Barak Obama en est sûrement bien conscient, mais, à mon avis, il ne le sera jamais trop.