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Soirée électorale: trois candidats souvent sur la même longueur d'onde

Nicolas Boisclair, candidat de Québec Solidaire, Sophie Stanké du Parti québécois et Luc Lefebvre d'Option Nationale ont accepté de répondre aux questions des électeurs lors de la soirée qui a eu lieu le 27 août dans Pointe-Saint-Charles.  (Photo Serge Boisvert)

Nicolas Boisclair, candidat de Québec Solidaire, Sophie Stanké du Parti québécois et Luc Lefebvre d'Option Nationale ont accepté de répondre aux questions des électeurs lors de la soirée qui a eu lieu le 27 août dans Pointe-Saint-Charles. 

André Desroches
Publié le 28 Août 2012
Publié le 28 Août 2012
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Marguerite Blais et Joakim Beaupré étaient absents

Sujets :
Parti québécois , Parti libéral , Coalition , Québec Solidaire

C'est en l'absence de la députée sortante et candidate du Parti libéral, Marguerite Blais, et du candidat de la Coalition avenir Québec, Joakim Beaupré, que la soirée électorale organisée par Action-Gardien, le Welfare Rights et le Comité des Sans Emploi a eu lieu le 27 août dans Pointe-Saint-Charles.

Alors que les organisateurs confirmaient plus tôt en journée la présence de Marguerite Blais, l'équipe de la candidate communiquait avec eux quelques heures avant la rencontre pour annoncer qu'elle n'y serait finalement pas, a indiqué Blandine Charbonneau d'Action-Gardien.

À la table, on retrouvait donc Nicolas Boisclair, candidat de Québec Solidaire, Luc Lefebvre d'Option Nationale et Sophie Stanké du Parti québécois.

Il ne s'agissait pas d'un débat mais plutôt d'une occasion pour les électeurs de poser des questions aux candidats. Ils ont été nombreux à vouloir en apprendre davantage sur leurs positions et celles de leur parti sur différentes questions: logement, santé, frais de scolarité, changements climatiques, transport, etc.

Les porte-couleur des trois partis souverainistes ont démontré au cours de la soirée qu'ils sont sur la même longueur d'onde dans plusieurs dossiers.

Que pensent les candidats de la taxe santé de 200$? Leur parti prône son abolition, ont-ils rappelé. «C'est une taxe très régressive», a commenté Luc Lefebvre, puisque tout le monde paie le même montant sans égard à son revenu.

Toujours au chapitre de la santé, chaque Québécois aura accès à un médecin de famille au cours d'un premier mandat du PQ, a indiqué Sophie Stanké. Et la place du privé? «On veut un réseau de santé 100% public, a déclaré Nicolas Boisclair. Les dépenses en santé, selon Québec solidaire, ça devrait être l'État qui les assume.» Rappelant qu'Option nationale plaide pour «limiter la place du privé», Luc Lefebvre a suggéré que les médecins soient des salariés et non pas rémunérés à l'acte.

Que faire pour lutter contre les changements climatiques? «Le transport collectif électrique, c'est ça la solution», a soutenu Nicolas Boisclair. Une approche partagée par Option nationale, a signalé Luc Lefebvre, mentionnant que le parti propose dans le domaine du transport collectif l'aménagement d'un «monorail électrique» entre les grandes villes de la province. Le PQ miserait aussi sur le transport électrique, a déclaré Sophie Stanké.

À quelle enseignent logent-ils en ce qui concerne les frais de scolarité? Québec solidaire et Option nationale défendent la gratuité. La chef du PQ, Pauline Marois, propose un gel mais pas la gratuité. Sophie Stanké a toutefois précisé que la question serait amenée au sommet de l'éducation promis par le PQ. «Rien n'est écarté», a-t-elle dit.

En ce qui concerne le dossier du logement social, si les trois partis s'engagent à en construire, ça accrochent du côté des chiffres. Québec solidaire en promet 50 000 au cours d'un premier mandat. Le PQ en construirait 15 000 en cinq ans. «50 000 logements, c'est un peu des promesses en l'air», a lancé Sophie Stanké. «Je ne veux pas faire de promesses qu'on ne peut pas tenir. Il faut être réaliste», a-t-elle dit.

Du côté de l'immigration et de l'intégration des nouveaux arrivants, il faut, selon Québec solidaire, «accélérer la reconnaissance des diplômes», a expliqué Nicolas Boisclair. La reconnaissance des diplômes, bien sûr, a reconnu Sophie Stanké. Mais «ça passe aussi par la langue», a-t-elle soutenu, rappelant la nécessité, défendue par le PQ, de donner accès aux nouveaux arrivants à des cours de francisation.

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