Selon une étude menée par le Conseil québécois du théâtre en 2007-2008, plus de 60% des enfants du primaire et du secondaire n’assistent jamais à des pièces de théâtre professionnelles présentées dans des théâtres professionnels.
Lancé en 2010, le QÉC a permis jusqu’à maintenant à 18 500 jeunes de s’ouvrir au monde théâtral, en leur présentant, entre autres, La Chèvre de Monsieur Séguin, leur opéra québécois qu’ils ont le plus joué.
La compagnie Voxpopuli a été fondée en 2006 par Paul Buissonneau, Bernard Levasseur, Patrick Mathieu et Joseph Rouleau, des artistes de talent reconnus qui désiraient offrir au public des pièces de haute qualité, mais accessibles. Le nouveau porte-parole de QÉC est l’acteur Benoît Brière, qui n’a nul besoin de présentation.
Cette année, c’est l’opéra-guignol, «Les habits de l’empereur», qui sera présenté à environ 1800 jeunes de Verdun à la mi-avril. L’organisme compte également présenter le spectacle cette année à un total de 12 000 jeunes dans la grande région de Montréal. Les organisateurs projettent également d’aller ailleurs au pays afin de poursuivre leur mission : celle d’offrir au moins un spectacle par année par enfant.
La communauté d’affaires au service de l’art
Un aspect intéressant de Quartier-École-Culture, outre ses volets artistique et éducatif, est certainement son partenariat avec la communauté d’affaires locale. En effet, ce sont les entreprises participantes qui achètent les billets des enfants, leur permettant ainsi d’assister au spectacle gratuitement. Depuis ses débuts, le programme a reçu le soutien de près de 750 entreprises.
«Nous offrons des spectacles professionnels de haute qualité, donnés par des gens de grands talents» - Marie-Aude Samson, coordonnatrice du programme QÉC.
Selon l’organisation, initier les enfants à l’art n’est pas seulement une bonne action de la part des entreprises, mais également un investissement dans le développement de l’esprit créatif et innovateur des jeunes.
«Plusieurs de nos donateurs, de LaSalle et Verdun, nous ont dit qu’ils participent au projet car la création pour eux est indissociable du milieu des affaires. Ils comprennent que les jeunes doivent rêver et apprendre à être créatif et innovateur afin d’être porteurs de grands projets dans le futur», explique Mme Samson.
Malgré la participation d’entreprises, il est important de mentionner que, conformément à la loi, les élèves ne sont en aucun temps exposés à la publicité. En retour, les donateurs ont droit à un remerciement sur le site internet de l’organisation, sur les médias sociaux et aussi par un autocollant qui peut être affiché dans leur entreprise pour souligner leur engagement.
«Il faut être clair : il ne s’agit pas d’une commandite, explique Marie-Aude Samson. Nous n’offrons pas une visibilité commerciale, mais nous exprimons notre reconnaissance pour le soutien apporté.»
Pour plus d’information : http://www.operavoxpopuli.com/






